Le secteur de Walendu Pitsi, dans le territoire de Djugu, fait face à un énorme défi humanitaire et sécuritaire depuis plusieurs mois.
Dieudonné Kpari, chef dudit secteur, se dit profondément préoccupé et tire la sonnette d’alarme auprès des autorités provinciales ainsi que d’autres partenaires.
» Les trois zones de santé de Linga, Rethy et Jiba, implantées dans mon entité, peinent à bien fonctionner faute d’appuis nécessaires à leur bon fonctionnement. J’appelle le gouvernement provincial et les autres partenaires à intervenir pour sauver la situation « , a déclaré le premier citoyen de Walendu Pitsi.
Concernant le retour de la sécurité et la restauration de l’autorité de l’État, Dieudonné Kpari révèle : » Mon entité a connu un moment de turbulence sécuritaire. J’ai tout fait pour rétablir la cohésion sociale et l’acceptation mutuelle entre les communautés voisines. Toutefois, le véritable défi demeure la présence des détenteurs illégaux d’armes de la CODECO et la faible présence des FARDC, qui n’occupent actuellement que trois (3) groupements sur les onze (11) que compte le secteur de Walendu Pitsi. »
Et de poursuivre : » Il est donc nécessaire qu’un déploiement renforcé des forces de défense et de sécurité soit effectué afin de consolider la restauration totale de l’autorité de l’État « .
En outre, il a appelé les personnes de bonne volonté à appuyer les villages du secteur de Walendu Pitsi en points d’eau potable, ainsi qu’à œuvrer pour la réhabilitation et la construction des antennes de réseaux cellulaires, afin d’améliorer la couverture réseau, un pilier non négligeable pour la sécurité et le développement des populations.
Enfin, Dieudonné Kpari a encouragé ses administrés, notamment les chefs de groupements, à lui souder les coudes, et a exhorté la population à prendre l’agriculture au sérieux pour créer la richesse, combattre la pauvreté et garantir la stabilité socioéconomique et sécuritaire sur toute l’étendue du secteur de Walendu Pitsi.
Flori Drajiro

