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Est de la RDC : Patrick Muyaya réaffirme la détermination du gouvernement de reprendre la ville de  Goma 

Un an après la chute de Goma, ville touristique de l’Est de la RDC, le gouvernement congolais reste malgré tout déterminé à y faire reprendre la vie normalement.

Dans une déclaration faite sur le réseau social X, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a assuré que l’État congolais n’abandonnera aucune portion du pays à la violence, à la terreur et à l’oubli.

« Goma, nous ferons reprendre la vie comme dans toutes les parties du pays sous occupation. Nous sommes contre l’oubli », a martelé le porte-parole du gouvernement, insistant sur la détermination des autorités à ramener la paix, la justice et l’autorité de l’État. Ce message s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu à l’Est, mais aussi dans une phase de mobilisation politique et diplomatique accrue autour de la crise.

À Kinshasa, cette communication vise autant à rassurer la population qu’à maintenir la cohésion nationale face à une guerre d’usure imposée par les forces rwandaises, à travers l’AFC/M3.

Le gouvernement met en avant la résilience du peuple congolais, la résistance face à l’agression et l’unité nationale comme piliers de la reconquête de la paix. Dans le même temps, la RDC renforce ses partenariats stratégiques, notamment avec les États-Unis, à travers un dialogue sécuritaire accru entre l’AFRICOM et les FARDC, destiné à améliorer les capacités opérationnelles et la stabilité régionale.

Cette dynamique diplomatique et militaire change progressivement le rapport de force. Et c’est ici que revient une question de plus en plus évoquée dans les cercles politiques et médiatiques : la peur aurait-elle changé de camp ?

Depuis quelques semaines, plusieurs signaux alimentent ce débat. À Kigali, des mesures de sécurité inhabituelles ont été observées au sommet de l’État rwandais, notamment une réorganisation de la chaîne de commandement aérien et un renforcement de la protection présidentielle. Ces décisions interviennent alors que le Rwanda a officiellement reconnu, pour la première fois, une collaboration sécuritaire avec l’AFC/M23, après des années de démentis.

Pour de nombreux observateurs, cette admission publique, conjuguée à la pression internationale croissante et au rapprochement RDC–États-Unis, place le président rwandais Paul Kagame dans une posture défensive. La crainte de poursuites internationales, d’un isolement diplomatique accru ou de sanctions ciblées n’est plus exclue dans les analyses géopolitiques.

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