Une querelle d’ordre amoureux a dégénéré en une fusillade meurtrière, samedi 1er novembre, à l’aérodrome de Zale, dans le territoire de Mahagi, en Ituri.
D’après des sources militaires congolaises, un sergent de l’armée ougandaise (UPDF), nommé David Ekwar, aurait ouvert le feu sur son supérieur, le major Ukoya Gabriel, qu’il soupçonnait d’entretenir une liaison avec sa compagne. L’incident, survenu alors que le sergent était visiblement sous l’emprise de l’alcool, a également coûté la vie au garde du corps du major.
Le colonel Claude Tumba Kalala, administrateur militaire intérimaire de Mahagi, a confirmé un lourd bilan de quatre morts : deux militaires ougandais et deux femmes, dont une ressortissante congolaise, propriétaire du bar où la tragédie s’est produite, et une autre d’origine ougandaise.
Le lendemain, une réunion bilatérale s’est tenue à Mahagi entre les autorités congolaises et une délégation venue du district ougandais de Zombo. Les deux parties ont convenu du rapatriement des dépouilles des ressortissants ougandais – le major Ukoya Gabriel, le sergent Mathieu Ovuni et madame Gitamita Pascaline – pour leur inhumation en Ouganda. Quant à la Congolaise décédée, Mandawun Abedirwoth, ses funérailles seront entièrement financées par le gouvernement ougandais.
Dans un message de compassion, l’autorité territoriale a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées et invité la population au calme, assurant que la situation reste sous contrôle.
Cependant, le sergent David Ekwar, à l’origine de la fusillade, n’a pas encore été appréhendé. Les services de sécurité ont lancé une vaste opération pour tenter de le retrouver et le neutraliser.
AKAMUS

