La rébellion de l’AFC/M23, active dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, a annoncé le retrait de ses forces de la ville stratégique d’Uvira et le transfert de la responsabilité sécuritaire à la communauté internationale.
Dans une lettre adressée le jeudi 15 janvier 2026 au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, son coordonnateur politique Corneille Nangaa affirme que cette décision s’inscrit dans le respect du cessez-le-feu et prolonge une annonce faite dès décembre 2025.
Le mouvement, soutenu par le Rwanda, indique avoir désengagé son unité d’observation et de monitoring et décline désormais toute responsabilité quant à la sécurité d’Uvira. Il appelle explicitement les acteurs internationaux à assurer la protection des civils et à déployer une force véritablement neutre. Corneille Nangaa met en garde contre les menaces que représenteraient, selon lui, des groupes non signataires des accords de paix, notamment l’armée burundaise, les FDLR, les milices wazalendo et des mercenaires appuyant les FARDC.
Cette annonce intervient dans un contexte diplomatique tendu. Malgré les accords de Washington, soutenus par les États-Unis, et les discussions de Doha sous médiation qatarie, la situation sécuritaire demeure instable et les engagements peinent à être appliqués. Face à cette impasse, l’Angola et l’Union africaine intensifient les consultations, tandis que des voix congolaises, dont la CENCO et l’ECC, plaident pour un dialogue national inclusif afin de poser les bases d’une paix durable en RDC.

