Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré un discours ferme sur la paix dans la région des Grands Lacs et a rappelé l’importance stratégique du bassin du Congo dans la lutte mondiale contre le changement climatique.
À propos du conflit à l’Est de la RDC et des tensions récurrentes avec le Rwanda, le chef de l’État a souligné que son pays ne recherche pas une paix de façade mais une solution durable.
« La RDC veut obtenir une paix juste, durable et vérifiable, non une accalmie factice et éphémère », a déclaré Félix Tshisekedi, en référence au processus diplomatique engagé, notamment à Washington, pour un accord de paix entre Kinshasa et Kigali.
Sur le volet climatique, le président congolais a plaidé pour une reconnaissance internationale du bassin du Congo comme un bien commun de l’humanité. Présenté comme la « solution mondiale » face au dérèglement climatique, ce deuxième poumon vert de la planète, après l’Amazonie, absorbe chaque année des milliards de tonnes de CO₂.
En outre, Félix Tshisekedi a appelé les grandes puissances à renforcer leur soutien technique et financier en faveur de la préservation de cet écosystème vital, insistant sur le fait que « protéger le bassin du Congo, c’est protéger l’avenir de l’humanité ».
Entre quête de stabilité régionale et combat mondial pour le climat, le discours du président congolais a voulu marquer les esprits. La RDC, souvent perçue comme une terre de conflits, se positionne aussi comme un acteur central dans la lutte planétaire contre le réchauffement.
Israël Mpoyi

