Un nouveau drame s’est produit le mardi 3 mars sur le site minier de Gasasa, situé à environ cinq kilomètres de Rubaya, dans le territoire de Masisi (province du Nord-Kivu). Un glissement de terrain a enseveli une partie de cette carrière artisanale, suscitant de vives inquiétudes quant au nombre réel de victimes. Alors que les opérations de recherche se poursuivent, les habitants craignent un bilan largement supérieur aux premières estimations, compte tenu de l’affluence quotidienne sur le site.
Sur place, plusieurs sources évoquent des restrictions dans la circulation de l’information. Des témoins affirment que toute tentative de diffusion d’images ou de détails sur l ఘటన est surveillée, voire empêchée. Pendant ce temps, à Rubaya, l’angoisse est palpable : de nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches présents lors de l’effondrement.
Les victimes potentielles ne se limitent pas aux creuseurs. De petits commerçants, installés aux abords du site pour approvisionner les mineurs, figurent également parmi les personnes portées disparues.
Selon des témoignages concordants, l’éboulement est survenu en milieu d’après-midi, dans une zone déjà connue pour son instabilité. Bien qu’aucune pluie n’ait été signalée, le terrain, fragilisé par des excavations répétées, présentait des signes évidents de danger.
Ce drame relance les interrogations sur la gestion de ce site riche en coltan, déjà endeuillé par une catastrophe similaire survenue fin janvier, qui avait causé plusieurs centaines de morts. Malgré cela, faute d’alternatives économiques, les activités avaient rapidement repris.
Dans cette région, l’exploitation minière artisanale demeure une activité à haut risque. Chaque jour, des centaines de travailleurs opèrent dans des conditions précaires, sur des sols instables, au péril de leur vie, illustrant une réalité sociale et économique difficile à enrayer.

