Les tragiques événements survenus à la prison centrale de Makala, dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024, ont provoqué une onde de choc en République démocratique du Congo. Une tentative d’évasion a conduit à la mort de 129 prisonniers, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur. Mais au-delà de ce drame, des cas de viols de femmes et de jeunes filles détenues ont également été signalés, suscitant l’indignation.
Face à cette situation alarmante, la députée nationale Christelle Vuanga, élue de la Funa (Kinshasa), s’est immédiatement mobilisée. Elle a rencontré le directeur pays de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) en vue d’assurer une prise en charge médicale rapide et efficace des victimes. La priorité est d’éviter toute contamination au VIH ou à d’autres maladies transmissibles, cette prise en charge étant essentielle dans les 72 heures suivant un viol.
Lors de cette réunion, Christelle Vuanga a également abordé la campagne « Octobre Rose », une initiative mondiale visant à sensibiliser aux cancers du sein et de l’utérus. En tant que figure engagée dans la défense des droits des femmes, la députée a souligné l’importance d’inclure ces préoccupations de santé publique dans les actions de l’UNFPA.
Cette démarche de Christelle Vuanga s’inscrit dans le cadre de ses activités des vacances parlementaires, dans le souci de témoigner de son engagement continu en faveur de la protection et du soutien aux femmes, particulièrement dans ce contexte de violence carcérale. La mobilisation autour des victimes de Makala devient un appel à l’action pour renforcer la sécurité et les droits humains au sein des établissements pénitentiaires en République Démocratique du Congo.
Téfia NAKATALA

