La recrudescence de l’insécurité plonge la capitale congolaise dans la peur. Les images du calvaire vécu par Chouchou Kabangu, une jeune fille résidant dans la commune de Masina, sont d’une horreur insoutenable. Il faut vraiment être déconnecté des réalités de la capitale pour ne pas constater que Kinshasa, la plus vaste métropole d’Afrique centrale, forte d’environ 17 millions d’habitants, connaît une montée inquiétante de l’insécurité.
Braquages, cambriolages, vols à main armée et assassinats se multiplient, semant la terreur dans plusieurs communes. La population, désemparée, peine désormais à vaquer librement à ses occupations.
Le dernier drame en date s’est produit dans la nuit du vendredi dernier, aux alentours de deux heures du matin, dans la commune de Masina. Selon les témoignages recueillis sur place, Chouchou Kabangu a été sauvagement assassinée après avoir été violée par des individus non identifiés. Les assaillants armés, ont fait irruption dans la parcelle où elle vivait et ont semé.
« Ils n’ont rien pris comme argent, rien emporté de matériel. Leur but semblait être uniquement de faire du mal », a confié, sous le choc, une proche de la victime.
Ce meurtre, d’une cruauté inouïe, a provoqué une vague d’indignation dans tout le quartier. Les habitants dénoncent l’inaction des autorités face à la montée de la criminalité urbaine qui, selon eux, prend des formes de plus en plus inquiétantes.
Les appels se multiplient pour que la Police nationale congolaise renforce sa présence dans les zones les plus touchées et que des mesures urgentes soient prises pour rétablir la sécurité.


