Une vive tension a régné ce vendredi 26 septembre 2025 entre les éléments de la Police de circulation routière (PCR) et les conducteurs de taxis-motos, sur plusieurs carrefours et ronds-points de Bunia, chef-lieu de l’Ituri.
À en croire ces taximen, ils se disent mécontents suite à l’arrestation de plusieurs dizaines de motos appartenant à leurs collègues qui ne portaient pas de casques ni de gilets. Ils jugent cette opération inopportune pour l’instant et demandent aux agents de l’ordre de revoir la mesure de bouclage.
« Nous demandons au maire de Bunia de surseoir à sa décision. Qu’il écoute notre doléance, car non seulement nous tendons vers la fin de l’année, mais nous n’avons pas suffisamment de moyens pour le moment. La rentrée scolaire de nos enfants a tout bouleversé. S’il est possible, nous pouvons continuer à acheter volontairement ces équipements et que le bouclage intervienne l’année prochaine, en 2026 », ont exprimé quelques taximen concernés.
Dans la foulée, des amendes allant jusqu’à 22 $ ont été payées par des conducteurs qui avaient oublié de porter leurs casques et gilets avant de prendre leurs motos, tandis que d’autres ont dû débourser 43 $ pour s’en procurer après la traque, rapporte un témoin.
Cependant, cette situation a sensiblement réduit la circulation des motos-taxis sur le boulevard de la Libération à Bunia, plusieurs conducteurs ayant carrément choisi d’exercer dans les avenues éloignées du centre-ville.
Le bureau de la Police de circulation routière, situé sur le boulevard de la Libération au niveau de PIC, en face de la tribune publique, a été envahi par les motos. Devant la porte, une longue file de motards attendait avec de l’argent en main, tandis qu’à l’intérieur, les agents comptaient des sommes considérables jusqu’à en fatiguer leurs doigts.
Signalons que cette mesure a été adoptée par la mairie de Bunia en consortium avec les associations de taxis-motos, dans l’objectif de renforcer la sécurité de la population et de distinguer clairement les taximen des non-taximen souvent confondus à Bunia.
Flori Drajiro

