À Kinshasa, la journée de ce lundi s’annonçait sous le signe de l’incertitude, alimentée par une rumeur persistante de grève des transporteurs censée paralyser la capitale congolaise. Le ministère provincial de tutelle est finalement monté au créneau pour balayer ces informations, affirmant dans un communiqué qu’aucune organisation professionnelle de chauffeurs ou d’exploitants de transport en commun n’avait annoncé un tel mouvement.
Sur le terrain, les constats corroborent ce démenti : les véhicules circulent normalement et les citadins vaquent à leurs activités quotidiennes, loin du scénario de blocage redouté.
Les autorités provinciales attribuent la propagation de ces rumeurs à des individus dont l’objectif serait de semer la confusion et de troubler l’ordre public. Elles appellent la population à la vigilance et à la prudence face aux fausses informations, en privilégiant les canaux officiels pour vérifier toute annonce susceptible d’affecter la vie socio-économique. Ce rappel intervient dans un contexte où les réseaux sociaux et les messageries instantanées jouent un rôle majeur dans la diffusion rapide, parfois incontrôlée, de nouvelles non vérifiées.
En rassurant les Kinois sur la disponibilité des transports en commun, le ministère veut éviter les phénomènes de panique anticipée, comme les départs précipités, les hausses abusives de prix ou la surcharge de certains axes routiers.
Le message est clair : la ville reste fonctionnelle, les bus et taxis opèrent, et les habitants peuvent se déplacer sans craindre un arrêt généralisé du trafic. Cet épisode illustre l’importance pour les autorités de réagir rapidement à la désinformation, afin de préserver la confiance du public et la stabilité urbaine.
Tigana Kanku

