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Société

Mwenga : Me Asaph Lukangyela rejette les accusations de collusion avec l’AFC/M23

Me Asaph Wenda Lukangyela a fermement démenti les accusations faisant état d’une prétendue collaboration avec l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.

Réagissant aux informations relayées ces derniers jours sur la base d’un document présenté comme un rapport des services de renseignement, l’avocat affirme que ce document est contesté par son présumé auteur. Selon lui, le rapport attribué à l’OPJ Chizungu Cikuru Jean-Paul, chef du poste stratégique de l’ANR à Kitutu, ne serait pas authentique. Ce dernier aurait nié en être l’auteur et soutiendrait que sa signature ainsi que le sceau de son service auraient été falsifiés par des individus non identifiés.

Me Asaph Lukangyela, également conseiller juridique de plusieurs projets miniers dans la région, qualifie les accusations portées contre lui d’« infondées » et assure exercer ses activités dans la transparence et le respect de la loi.

Selon lui, l’ensemble de ses actions dans le territoire de Mwenga est connu des autorités nationales, provinciales et locales. Il cite notamment les travaux de réhabilitation des points critiques de la Route nationale n°2 (RN2), sur l’axe Bukavu–Kitutu, ainsi que les projets miniers auxquels il est associé.

« Les autorités du pays au plus haut niveau savent ce que je fais à Mwenga. Le Gouverneur du Sud-Kivu sait ce que je fais, l’administrateur du territoire de Mwenga sait ce que je fais, et je leur envoie chaque jour des éléments audiovisuels sur l’avancement des travaux. Donc, je fais mon travail, pour le reste Dieu s’en chargera et la population en est témoin », a déclaré Me Asaph Lukangyela.

L’intéressé rappelle que les travaux routiers entrepris dans la région s’inscrivent dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé signé entre Kivu Développement SAS et la Province du Sud-Kivu en février 2025. Lancés à Kilungutwe, ces travaux avaient été interrompus pendant treize mois en raison de la détérioration de la situation sécuritaire avant de reprendre en mars 2026.

Face aux accusations de collusion avec un groupe armé, Me Asaph Lukangyela soutient qu’aucun élément concret ne permet d’étayer ces affirmations. Il affirme poursuivre ses activités dans le strict respect des lois de la République et sous le contrôle des autorités administratives compétentes.

Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible dans l’est de la République démocratique du Congo, où toute accusation de soutien à des groupes armés suscite une vive attention de l’opinion publique.

Isaka Kijana

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