En République démocratique du Congo, le tweet de l’abbé Blaise Kanda a retenu l’attention bien au-delà du cercle religieux.
Avec quelques mots, il a rappelé une vérité forte : le chrétien n’a pas le droit de haïr, mais le devoir de soutenir et de prier pour ses dirigeants. Ce message a trouvé un écho particulier auprès du professeur Giscard Loando, croyant et philosophe, qui a tenu à féliciter l’abbé pour son courage et sa clarté.
Pour lui, ce n’est pas un simple commentaire politique, mais un acte de foi qui s’appuie sur la Bible et la doctrine sociale de l’Église. Dans un pays marqué par des tensions et des divisions, ce rappel met en avant la nécessité d’unité, de paix et de soutien au chef de l’État, garant de la nation. Le geste de l’abbé Kanda apparaît ainsi comme un appel à la responsabilité spirituelle et citoyenne.
Ci-dessous sa réaction :
Cher Abbé Blaise Kanda,
Votre tweet, à la fois concis et percutant, exprime une vérité profonde qui résonne avec force dans la doctrine de l’Église. Loin d’être un simple soutien politique, votre message est un acte de foi qui illustre de manière poignante le devoir du chrétien.
En opposant le « droit de haïr » au « devoir de soutenir », vous mettez en lumière la primauté de la charité sur les sentiments humains. Votre soutien au chef de l’État n’est pas une simple préférence, mais l’accomplissement d’une obligation biblique et canonique. L’apôtre Paul nous exhorte à prier pour tous ceux qui sont constitués en dignité (1 Timothée 2, 1-2), et le prophète Jérémie nous rappelle que la paix de notre nation dépend de notre capacité à prier en sa faveur (Jérémie 29, 7). Votre tweet n’est pas qu’un simple message ; c’est une manifestation publique de votre prière et de votre engagement à contribuer au bien commun.
La paix, le développement et le bien-être d’une nation ne peuvent être atteints que par l’unité et le soutien de tous envers celui qui en est le garant et le Président. Cette conviction est au cœur de la doctrine sociale de l’Église, qui enseigne que la participation de chaque citoyen au bien commun est un devoir moral. Le Catéchisme de l’Église Catholique (n°2237) rappelle que « il est du devoir des citoyens de concourir avec les autorités civiles au bien de la société ». Un soutien massif et concerté au président est la condition même pour que l’unité du pays soit maintenue et que les efforts pour le développement puissent se concrétiser.
Votre geste est d’autant plus pertinent qu’il est nourri par des motivations à la fois religieuses, professionnelles, culturelles et identitaires. En tant qu’homme d’Église, vous agissez conformément à votre mission de guider votre communauté vers le bien commun. En outre, votre tweet souligne que toute motivation part d’un point de vue. Si la haine naît d’une motivation simple et destructrice (la différence), le soutien est toujours plus riche et plus constructif. Vous rappelez ainsi une vérité fondamentale de notre foi, que nous devons, comme Paul l’a souligné dans 1 Timothée 5, 8, prendre soin des nôtres, un principe qui s’applique non seulement à la famille, mais aussi à la communauté nationale.
Finalement, le « match nul » que vous déclarez est en fait une victoire. Vous démontrez que même si la haine peut être un sentiment humain, le devoir de l’amour, de la prière et du soutien doit toujours prévaloir.
Votre tweet est un puissant rappel que la foi ne se contente pas de juger ; elle se met au service de la construction, en choisissant de soutenir plutôt que de haïr, en priant pour la paix plutôt qu’en alimentant la discorde.
Avec toute ma considération et mon soutien.
Cordialement,
Prof. Loando Bakombo Giscard,
Croyant et Philosophe

