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Société

Sénat : Modeste Bahati Lukwebo propose une loi pour protéger les droits des femmes et lutter contre les violences

Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a déposé, jeudi dernier, une proposition de loi au bureau du Sénat de la République Démocratique du Congo visant la prévention et la répression de toutes les formes de discrimination et de violences faites aux femmes.

« En dehors du viol, qui est déjà sanctionné par le code pénal, il existe encore de nombreuses formes de discrimination, notamment dans nos familles, où les filles sont souvent défavorisées par rapport aux garçons, même en matière d’héritage. Il y a aussi la question du droit à la reproduction. Il faut réguler les naissances, car la femme n’est pas une machine à procréer sans limite. Ce sont ces différentes considérations qui m’ont poussé à rédiger cette proposition de loi », a expliqué Modeste Bahati, deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement et initiateur du projet.

Selon le professeur Bahati, ces discriminations s’observent aussi bien dans le cadre familial que scolaire, à tous les niveaux d’éducation, ainsi que dans les milieux professionnels. « Que ce soit pour les promotions ou les rémunérations, les hommes sont souvent avantagés par rapport aux femmes. Il existe une discrimination flagrante. C’est pourquoi j’ai tenu à proposer une loi qui protège les femmes et leur facilite l’accès à la justice. Malheureusement, beaucoup de ceux qui commettent des violences occupent des positions d’autorité ou hiérarchiques par rapport aux femmes », a-t-il souligné.

Il insiste également sur la nécessité que les femmes se sentent protégées, y compris en ce qui concerne la procédure judiciaire et l’accès à la justice.

Cette proposition de loi vise à combler un vide juridique en offrant un cadre global pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, en dehors du viol. Elle aborde aussi de manière plus explicite des problématiques comme le harcèlement sexuel, souvent négligé dans les textes de loi existants.

Enfin, une fois adoptée, cette loi offrirait une protection accrue aux victimes, en leur permettant de porter plainte tant sur le plan pénal que disciplinaire, tout en renforçant leur sentiment de légitimité, selon l’initiateur du projet.

Avec ACP

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