À l’approche de l’élection à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), la candidature de Véron Mosengo-Omba suscite de vives tensions et soulève des interrogations d’ordre juridique et éthique.
Selon plusieurs médias, dont Actualité.cd et Le Quotidien Congolais, son dossier pourrait être rejeté par la commission électorale. En cause : une question de conformité liée à sa nationalité.
Une exigence statutaire stricte
Les textes régissant la FECOFA stipulent clairement que tout candidat à la présidence doit être exclusivement de nationalité congolaise. La détention d’une double nationalité, notamment européenne, constitue un motif d’inéligibilité.
Or, plusieurs sources indiquent que Véron Mosengo-Omba conserverait sa nationalité suisse, avec les droits qui y sont liés. Si cette information est confirmée, elle le placerait en contradiction avec les exigences statutaires de l’instance.
Un parcours à la CAF sous critiques
Au-delà de l’aspect juridique, le passage de l’ancien secrétaire général à la Confédération africaine de football (CAF) continue de susciter des réserves. Certains observateurs évoquent des tensions internes et des dysfonctionnements administratifs durant son mandat.
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Ces éléments contribuent à fragiliser davantage une candidature déjà contestée, perçue par certains comme une tentative de repositionnement sur la scène nationale.
Des accusations d’ordre éthique
Autre point de controverse : des allégations font état de l’utilisation d’un véhicule attribué au Comité de normalisation (CONOR) de la FECOFA à des fins personnelles.
Si ces faits étaient avérés, ils soulèveraient des questions importantes en matière d’éthique et de gouvernance, notamment sur l’usage des ressources d’une institution avant même d’y être élu.
Une légitimité questionnée
Dans un contexte où de nombreux acteurs locaux s’investissent dans le développement du football congolais, la question de la légitimité du candidat est également posée. Certains exigent des preuves concrètes d’ancrage national, estimant que la direction de la FECOFA ne peut être perçue comme une simple opportunité.
Une décision attendue
Entre exigences légales, soupçons d’irrégularités et débat sur la légitimité, la candidature de Véron Mosengo-Omba s’inscrit dans un climat tendu.
La commission électorale de la FECOFA est désormais appelée à trancher, avec une décision qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la crédibilité et l’avenir du football congolais.
Ephraim Kezza

