À l’approche des élections à la Fédération Congolaise de Football Association, la tension monte autour de certaines candidatures, notamment celle de Véron Mosengo Omba. Au cœur des débats : la conformité de sa liste avec les règlements en vigueur. Plusieurs voix s’élèvent pour contester la présence d’Amadou Diaby au sein de son équipe.
D’origine guinéenne, ce dernier est considéré par certains observateurs comme inéligible, au regard des dispositions réglementaires qui limiteraient l’accès aux instances dirigeantes aux seuls nationaux congolais.
Les critiques évoquent également l’article 37 des statuts, qui fixerait des conditions strictes liées à la résidence et à la nationalité des candidats.
Dans ce contexte, les détracteurs estiment que la candidature de Véron Mosengo Omba pourrait elle aussi être remise en question, notamment en raison de sa résidence prolongée à l’étranger, un point qu’il aurait lui-même évoqué dans une interview accordée à France 24.
Au-delà des aspects juridiques, certains acteurs du football congolais expriment des inquiétudes quant à l’intégrité du processus électoral. Ils redoutent une validation contestée de certaines listes, y voyant un risque de manque de transparence dans l’organisation du scrutin. Par ailleurs, le passé d’Amadou Diaby est également pointé du doigt.
Ancien dirigeant de l’AS Vita Club, il est critiqué pour sa gestion jugée controversée, certains l’accusant d’avoir laissé le club dans une situation financière difficile. Des allégations graves circulent également concernant la gestion de fonds importants, bien que celles-ci n’aient pas fait l’objet de décisions judiciaires publiques à ce jour.
Dans ce climat tendu, une partie de l’opinion appelle les instances compétentes de la Fédération Congolaise de Football Association à faire preuve de rigueur et d’impartialité dans l’examen des candidatures, afin de garantir des élections crédibles et conformes aux textes.
L’enjeu est de taille : préserver l’intégrité du football congolais et assurer une gouvernance transparente à la tête de l’instance faîtière.
Ephraim kezza

