L’Union des Footballeurs du Congo (UFC) a officiellement condamné les actes d’intimidation et de menaces dont aurait été victime le gardien congolais Jackson Lunanga lors d’une rencontre disputée au stade Tata Raphaël à Kinshasa.
Dans un communiqué signé le 10 mai 2026 par son secrétaire général, l’organisation syndicale des joueurs a dénoncé des comportements « inacceptables » attribués à certains supporters de l’AS Vita Club.
Selon l’UFC, les faits se seraient produits le 8 mai dernier avant le coup d’envoi de la rencontre, lorsque plusieurs supporters seraient descendus des gradins pour exercer une forte pression sur le portier au moment où son équipe effectuait l’échauffement.
Le syndicat affirme également que le joueur aurait de nouveau été pris à partie à la sortie du stade alors qu’il rejoignait le bus de son club.
Face à cette situation, l’UFC a tenu à rappeler que le football doit demeurer un espace de respect, de fair-play et de sécurité pour tous les acteurs du jeu.
L’instance a condamné avec fermeté toute forme de menace, d’insulte ou de harcèlement visant les joueurs, que ce soit dans les enceintes sportives ou sur les réseaux sociaux.
« Derrière chaque maillot, il y a une personne, une famille et une histoire », souligne notamment le communiqué, insistant sur la nécessité de protéger les footballeurs contre les violences verbales et les comportements haineux.
L’organisation appelle également les clubs, les supporters ainsi que les autorités sportives à promouvoir les valeurs d’unité et de respect dans les stades congolais.
Pour l’UFC, les supporters doivent rester « la force du football et non sa faiblesse ».
Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions liées à la sécurité des joueurs et à la violence dans les stades deviennent de plus en plus préoccupantes dans le football congolais.
Ephraim kezza

