Trois coordinateurs représentant les confédérations européenne, asiatique et américaine sont arrivés à Kinshasa dans le cadre d’une mission d’inspection liée à l’organisation du Congrès mondial de Lekis-Ball.
Un quatrième représentant, celui de la confédération africaine, est attendu ce mercredi à 9 heures. Selon des sources proches du dossier, 37 des 47 fédérations membres réclament des clarifications sur les modalités d’organisation du Congrès ainsi que sur l’avenir du siège de la Fédération internationale de Lekis-Ball (FIL). Point central des discussions : la position des autorités congolaises.
Malgré la présence de représentants du ministère des Sports et Loisirs au sein de la commission préparatoire, aucune confirmation officielle d’un accompagnement institutionnel n’a, à ce stade, été communiquée. Autre sujet de tension : le maintien du siège mondial de la FIL en République démocratique du Congo. Créé en RDC par un ressortissant congolais, le Lekis-Ball pourrait voir son centre institutionnel transféré vers un autre pays.
La ville italienne de Gallipoli serait déjà positionnée pour accueillir le Congrès et soutenir une éventuelle candidature de l’Italie. Selon plusieurs sources, les membres de la mission auraient décliné cadeaux, visites officielles et audiences préalables afin de préserver leur neutralité dans le processus d’évaluation. De son côté, Ben KENGE, président de la FIL, fait face à une pression croissante.
Il aurait investi près de quatre années de travail et plus de 800 000 euros dans le développement et la structuration du projet. Kinshasa face à ses responsabilités Au-delà du cas de Ben KENGE, l’enjeu dépasse désormais les considérations individuelles et touche à l’image ainsi qu’aux intérêts sportifs de la RDC.
Les autorités congolaises entendent-elles garantir l’organisation du Congrès et le maintien du siège de la FIL sur le territoire national ? Ministère des Sports, autorités provinciales de Kinshasa : une clarification rapide est attendue. Une prise de position officielle permettrait de lever les incertitudes et de déterminer si la RDC souhaite défendre ce projet sportif présenté comme un symbole du « Made in Congo ».
Nos tentatives de contact avec M. Ben KENGE, via son cabinet, sont restées sans réponse à ce stade. Le dossier demeure ouvert.
Ephraim Kezza

