Une nouvelle polémique secoue le football togolais. Après la diffusion d’un enregistrement audio présenté comme révélant une tentative de manipulation de rencontre en fin de saison 2025-2026, le débat sur l’intégrité du championnat et la gouvernance de la Fédération togolaise de football (FTF) revient au premier plan.
L’affaire, révélée par plusieurs médias internationaux et africains, repose sur un enregistrement dans lequel le président du FC Zio aurait tenté de convaincre l’entraîneur de l’AS Binah d’influencer l’issue d’une rencontre décisive. L’authenticité de cet audio est au cœur des discussions, tandis que plusieurs responsables du football togolais y sont cités.
Ces révélations ont rapidement suscité de nombreuses réactions.
Plusieurs observateurs estiment que la réponse initiale de la FTF n’a pas été à la hauteur de la gravité des accusations. L’instance dirigeante est notamment critiquée pour avoir privilégié, dans un premier temps, une communication prudente plutôt qu’une enquête publique approfondie.
Cette affaire ravive également le souvenir du retentissant match remporté 11-0 par Gbikinti de Bassar face à Maranatha FC en 2017, un épisode qui avait déjà alimenté les soupçons sur l’intégrité des compétitions nationales.
Face à l’ampleur de la controverse, la FIFA aurait demandé que des investigations soient menées afin d’établir les responsabilités. Dans le même temps, les autorités togolaises ont annoncé leur volonté de mettre en place une commission d’enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
Au-delà des responsabilités individuelles qui devront être établies par les instances compétentes, ce dossier remet en question la crédibilité du championnat togolais.
La lutte contre les matchs truqués constitue aujourd’hui l’un des principaux défis du football mondial, et la transparence demeure une condition essentielle pour préserver la confiance des joueurs, des clubs, des supporters et des partenaires.
Les conclusions des enquêtes en cours seront déterminantes pour rétablir la confiance et démontrer que la protection de l’intégrité sportive demeure une priorité absolue.
Toute personne mise en cause bénéficie néanmoins de la présomption d’innocence tant que les procédures ne sont pas arrivées à leur terme.
Ephraim kezza

