À quelques mois du barrage intercontinental qualificatif pour la Coupe du monde 2026, une polémique vient troubler le parcours de la République démocratique du Congo. Selon plusieurs médias nigérians, dont Arise News, la Fédération nigériane de football aurait introduit une plainte auprès des instances compétentes pour dénoncer une supposée irrégularité dans l’alignement de certains joueurs congolais lors du dernier barrage africain.
D’après ces informations, le Nigeria remettrait en cause la participation de neuf internationaux de la RDC lors de la rencontre décisive remportée par les Léopards face aux Super Eagles. La contestation porterait essentiellement sur les procédures de changement de nationalité sportive, que la partie nigériane juge non conformes aux délais réglementaires exigés avant cette confrontation.
Parmi les joueurs cités dans cette démarche figureraient notamment Axel Tuanzebe, ancien international anglais, Arthur Masuaku, passé par les sélections françaises de jeunes, Aaron Wan-Bissaka, ex-international anglais, ainsi que Noah Sadiki, précédemment affilié à la Belgique.
La position de Kinshasa et l’aval de la FIFA
Du côté congolais, les autorités sportives se veulent rassurantes. Selon des sources proches de la Fédération congolaise de football, tous les dossiers des joueurs concernés auraient été examinés et validés par la FIFA avant la tenue du match. Les Léopards estiment ainsi que l’ensemble des joueurs alignés remplissaient les conditions d’éligibilité au moment de la rencontre.
Grâce à cette victoire face au Nigeria, la RDC s’est qualifiée pour le barrage intercontinental et attend désormais le vainqueur de l’opposition entre la Nouvelle-Calédonie et la Jamaïque. Ce duel décisif est programmé au Mexique lors de la fenêtre internationale du mois de mars.
L’argument juridique avancé par le Nigeria
La plainte nigériane s’appuierait également sur une lecture du droit congolais, selon laquelle la Constitution de la RDC ne reconnaît pas la double nationalité. Pour Abuja, certains joueurs n’auraient donc pas officiellement renoncé à leur nationalité d’origine avant de représenter la RDC. Un argument qui ouvre un débat délicat entre les lois nationales et les règlements de la FIFA, laquelle se base principalement sur la nationalité sportive et non sur le droit constitutionnel interne.
Une affaire encore en suspens
À ce stade, aucune décision officielle n’a été rendue par les instances concernées. Si la plainte du Nigeria venait à être jugée recevable, elle pourrait avoir de lourdes conséquences sur le parcours qualificatif de la RDC vers le Mondial 2026.
En attendant, les Léopards poursuivent leur préparation avec sérénité, confiants dans la régularité de leur qualification et dans les validations déjà accordées par la FIFA.
Merveille Kabongo

