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Tribunes

Crise politique ou judiciaire en RDC : quand un député national alerte sur la corruption au haut niveau

Dans sa casquette de lanceur d’alerte, Sylvère Boswa Isekombe, secrétaire général du Parti communiste congolais, revient avec une analyse sur la crise qui prévaut en RDC.

 Au-delà de l’insécurité grandissante à l’Est, dont les effets pervers se font sentir dans d’autres provinces, Boswa Isekombe pointe une autre crise, cette fois à la fois politique et judiciaire.

Un député de la majorité présidentielle a publiquement accusé des responsables de l’État, jusqu’au président de l’Assemblée nationale, de graves pratiques de corruption. Cette dénonciation place la République démocratique du Congo face à une double crise : politique et judiciaire.

Comment l’État, et en particulier le parquet, va-t-il répondre à ces allégations ? Entre exigence de transparence, protection de l’institution parlementaire et risques d’instrumentalisation politique, la réaction du parquet sera déterminante pour l’avenir de la démocratie et de l’État de droit en RDC.

Cette affaire n’est pas seulement un conflit entre acteurs politiques : elle constitue un véritable test pour les institutions congolaises.

Le peuple attend des réponses claires enquête transparente, indépendance de la justice et sanctions réelles si les faits sont établis afin que la nation retrouve sa crédibilité et protège le bien commun.

Ci-dessous sa tribune dont une copie est parvenue à la Rédaction de Réveil Congo.


DÉNONCIATION DE DÉPUTÉ DE PARTI AU POUVOIR SUR LA CORRUPTION À L’ASSEMBLÉE NATIONALE. QUEL EST LE RÔLE DU PARQUET ? NOTRE ANALYSE 

Un député de la majorité présidentielle dénonce la corruption au plus haut niveau de l’État ,c’est une crise politique et judiciaire majeure qui nécessite une dialectique correcte pour sauver la nation de la corruption.

– Quel est le rôle du parquet dans cette affaire de corruption à rotana pour sauver le président de l’Assemblée nationale ?

– Quel est l’action du parquet devant la dénonciation de député de l’udps ?

– Qui doit recevoir et enregistrer cette dénonciation de corruption à Rotana ?

Il existe souvent des parquets spécialisés dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière.

 En France, c’est le parquet national financier ( PNF). Dans d’autres pays, comme la Roumanie, il existait une direction nationale anti-corruption (DNA) très très active,avant des réformes controversées.

Pour enquêter sur des personnalités politiques puissantes ,les ministres , les parlementaires, le cabinet d’un chef de l’État, les mandataires de la catégorie A, le parquet doit être protégé des pressions politiques.

La corruption parlementaire est particulièrement grave car elle trahit la confiance publique et sape les fondements de la démocratie. Achat de conscience des députés pour sauver le bureau d’un parlement est un délit punissable par les lois de n’importe quel pays.

Trafic d’influence, détournement de fonds,achat de votes , népotisme sont des délits que l’on doit réprimer avec force lorsque cela est visible au sein des institutions de la république.

La nation est sacrée, personne ne peut jouer avec l’honneur et le prestige de la république démocratique du Congo pour ses intérêts égoïstes.

Où est le parquet de cassation dans cette dénonciation de député de l’UDPS ? 

Il y a des appels en république démocratique du Congo à la création d’un parquet financier spécialisé pour traquer les corrupteurs, les corrompues, les corruptibles , les détournements de fonds publics. Il existe déjà l’agence de prévention et de lutte contre la corruption.

Une structure attachée à la présidence de la république mais qui doit collaborer avec le parquet pour la mise en œuvre d’actions publiques liées aux actes de corruption. Où se cache cette agence devant cette dénonciation de député du parti au pouvoir ? Le silence de cette structure étonne tout le monde. Le peuple attend la délivrance de notre nation des éléments corrupteurs au sein de nos institutions. Il faut respecter la nation.

La règle est lucide , le parquet comme gardien de la société est souvent saisi par la plainte ou la dénonciation. Ce n’est pas une rumeur,ni un titre médiatique mais une dénonciation de publique d’un député de parti au pouvoir qui passe même dans les réseaux sociaux.

L’agence et le parquet doivent donner une réponse juste à notre peuple. On est fatigué de la corruption et des détournements .

Bien sûr l’instruction est secrète mais secrète lorsqu’il s’agit de la mobilisation des preuves mais devant des preuves irréfutables présentées publiquement par un député au pouvoir, il faut un procès public pour sanctionner publiquement les corrupteurs et les corrompus. Personne n’a le droit d’empêcher le parquet ou l’agence de faire son travail. On doit éviter toute entrave à la justice.

Le pays comme la république démocratique du Congo, il faut des réformes juridiques capables de rendre les poursuites plus faciles . Pas d’amnistie des délits de corruption, détournements car l’amnistie des délits affaiblis souvent la puissance de la justice.

Le parquet est dans l’obligation d’inviter le député de l’UDPS pour présenter les éléments probants de la corruption dénoncer publiquement. le devoir du parquet est nécessaire et obligatoire pour établir la culpabilité des auteurs de cette corruption dénoncée par ce député. Trois étapes pour arriver à atteindre l’objectif souhaité par notre peuple.

1.ouverture d’une enquête préliminaire. Le parquet ne peut pas ignorer une accusation Grave contre le président de l’Assemblée nationale. Accusation d’une source aussi crédible d’un élu national. L’agence comme le parquet doit convoquer officiellement le député dénonciateur pour qu’il présente des preuves , témoignages , enregistrements, preuves financières. Une dénonciation publique doit être étayée avec intelligence pour devenir une plainte en bonne et due forme. S’il existe une cellule anti corruption au sein de l’agence de prévention et de lutte contre la corruption, cette structure peut aider mieux le parquet de conduire son enquête.

L’enquête doit être impartiale . Elle doit viser à établir la vérité,sans se laisser influencer par le statut des personnes impliquées c’est-à-dire une haute autorité comme le président de l’Assemblée nationale.

Le parquet doit être efficace. Il doit utiliser tous les outils légaux à sa disposition : perquisitions , auditions ,etc.

Engager des poursuites si des preuves sont solides et concordantes étayent les accusations, le parquet doit saisir le juge d’instruction pour une information judiciaire ou renvoyer directement les accusés devant un tribunal.

Le parquet peut classer sans suite l’affaire s’il estime que les preuves sont insuffisantes ou les faits ne sont pas constitutifs d’une infraction. Cette décision doit être motivée et communiquée au dénonciateur. Il faut faire attention à des dénonciations calomnieuses car c’est une machette qui peut blesser rapidement l’auteur de dénonciation.

Pour respecter l’équilibre du pouvoir. Il faut que l’assemblée nationale lève l’immunité du président de l’Assemblée nationale c’est un processus politique très sensible qui peut bloquer toute action judiciaire.

La justice doit rester indépendante du pouvoir politique. La justice ne doit pas être utilisé pour protéger ou pour attaquer. Elle doit rester indépendante.

Le parquet doit agir rapidement car son inaction serait une faute grave et une violation de son devoir,envoyant un signal désastreux que l’impunité totale règne pour les plus hautes sphères de l’État.

En conclusion, le parquet a l’obligation légale et morale d’enquêter sur ces allégations,sans craintes ni favoritisme. Son action ou son inaction dans une dénonciation d’un député de parti au pouvoir est un indicateur clé de l’État de la démocratie et de l’État de droit en république démocratique du Congo.

Le parti communiste congolais,parti d’avant garde veut voir l’action du parquet dans cette dénomination.

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Boswa Isekombe Sylvere 

Secrétaire général de parti communiste congolais. Le lion au coeur rouge

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