Dans cette tribune, Charlie Mingiedi choisit de mettre des mots sur un malaise que vivent chaque jour des millions de Kinois. Avec une plume directe, presque rythmée comme une mélodie qui revient en boucle, il décrit une ville qui s’enfonce dans l’insalubrité pendant que les autorités répètent, année après année, les mêmes refrains de promesses non tenues. Son texte sonne comme une musique familière : celle des indignations officielles, des réunions d’urgence annoncées, des campagnes d’assainissement lancées puis oubliées.
M. Charlie Mingiedi ne cherche pas l’exagération. Il expose simplement, mais fermement, une réalité que chacun peut constater : Kinshasa manque d’un système fiable de gestion des déchets, et le gouvernement semble redécouvrir le problème à chaque saison des pluies. À travers une analyse calme mais déterminée, il questionne, compare, et rappelle que d’autres villes africaines ont su se moderniser. Pourquoi pas Kinshasa ?
Le constat aujourd’hui est que, la salubrité un sujet aussi important commence à devenir banal, tant il se répète. Mais cette fois, même au sommet de l’État, le ton a changé. Lors du Conseil des ministres du vendredi 14 novembre 2025, le président Félix Tshisekedi a lui-même dénoncé « un manque de suivi manifeste » dans la gestion de la salubrité publique. Il a promis des sanctions contre toute défaillance et annoncé la convocation urgente des acteurs concernés pour une évaluation sérieuse et des décisions concrètes.
Nous vous prions de lire ci-dessous, sa énième tribune sur le portail d’Eveil et du changement:
- Où sont ces projets aujourd’hui ?
- Où sont passées ces machines ?
- Où en est ce centre ?
Tout s’est volatilisé, et personne ne rend de compte.
- 196 postes de groupage aménagés
- 5 centres de transfert construits
- 4 200 agents employés
- 366 véhicules de collecte
- 6 000 emplois directs et indirects créés
- Un centre moderne de valorisation et d’enfouissement à Kossiwa, 100 hectares
- Une capacité de traitement de 1 250 000 tonnes par an (≈ 4 200 tonnes/jour)
- Un investissement de 40,73 milliards de francs CFA, soit 72 185 616,08 $
- Des bacs poubelles obligatoires dans chaque parcelle
- Des jours fixes de collecte
- Des centres de transfert fonctionnels
- Des camions réguliers
- Des sanctions strictes pour les contrevenants
- Il est temps de sortir du discours.
- Il est temps de sortir du théâtre médiatique.
- Il est temps de mettre en place un vrai système national de gestion des déchets.


