Quand allons-nous sortir du sous-développement? Le monde avance chaque jour à une vitesse vertigineuse. Différents pays se font concurrence et chaque pays cherche à se développer davantage. Les pays développés cherchent à maintenir la suprématie et les pays en développement voudraient rattraper le retard afin de se retrouver dans le peloton en tête du classement mondial.
Dans cette course à grande vitesse, il y a une chose qui m’étonne. Sans comparer les pays en développement aux pays développés, les pays en développement se développent à des vitesses très variables. Certains pays posent des actes qui montrent qu’ils sont pressés pour rattraper le retard accumulé afin de sortir du sous-développement le plus rapidement possible. D’autres pays ne semblent pas du tout pressés et prennent leurs temps tout en pensant que le développement viendrait de lui-même tôt ou tard sans trop efforts ni de précipitations.
Pour illustrer mon propos, je voudrais comparer le Sénégal et la République Démocratique du Congo. En deux semaines, le Sénégal a organisé l’élection présidentielle, élu un président de la République, nommé un premier ministre et annoncé la composition de son gouvernement qui s’est aussitôt mis au travail.
Le Sénégal est très pressé pour changer la vie de ses citoyens. De l’autre côté, la RDC, mon pays, a pris le temps depuis l’élection présidentielle du 20 Décembre 2023 pour désigner un Premier Ministre et composer le Gouvernement. Depuis quatre mois, on perd le temps précieux et on n’est pas encore sorti de l’auberge.
La question est de savoir pourquoi les Sénégalais font des choses plus rapidement que les Congolais. La réponse est que les constitutions de deux pays permettent au Sénégal d’aller rapidement et empêchent à la RDC de faire des progrès. Au Sénégal, on cherche à répondre en urgence aux attentes de la population mais en RDC, on cherche à répondre aux demandes incessantes des politiciens. Devant la lenteur des actions pour mettre en place une équipe gouvernementale afin de commencer à travailler, je propose deux actions pour sauver le pays et le remettre sur la voie du développement économique et social accéléré qui profiterait à tout le peuple congolais. La première action est la modification des règles du jeu notamment à travers la réforme de la constitution de la République qui freine nos efforts collectifs et nous empêche d’aller vite vers le développement. La deuxième action consiste à repenser le paysage politique du pays en redéfinissant les règles du jeu et le nombre des partis politiques.
La patrie ou la mort !
Professeur Noël K. Tshiani Muadiamvita

