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Tribunes

Élections, corruption en RDC : Noël Tshiani propose des solutions !

Dans son habitude d’alimenter le réseau social X par ses réflexions, Noël Tshiani Muadiamvita, candidat à la présidentielle de décembre 2023 en République Démocratique du Congo et grand économiste de son état, dénonce, sans équivoque et avec vigueur les méfaits d’un système électoral congolais qu’il qualifie d’étrange, de malsain et malhonnête.

Au cœur de ses critiques, une pratique aberrante où un candidat peut cumuler plusieurs postes électifs et ainsi concentrer un pouvoir démesuré, souvent au bénéfice de ses proches. Cette distorsion démocratique, marquée par l’égoïsme, la corruption et les conflits d’intérêts, soulève légitimement l’indignation du Professeur Noël Tshiani, qui refuse de voir la RDC sombrer dans une telle dérive. Avec fermeté, il appelle à une réforme en profondeur, plaidant pour une redéfinition des règles du jeu électoral et l’instauration d’une véritable démocratie où chaque citoyen aurait des chances égales. Noel Tshiani serait visiblement estomaqué des élections d’un certain nombre de  personnalités qui, au cours de dernières élections sénatoriales ont raflé des postes alors qu’ils sont déjà élus. Voilà, le combat dans lequel il s’est inscrit pour changer la donne. 

Sur la liste des personnalités concernées, on peut  en citer quelques-uns : Fifi Masuka Saini a tout raflé à l’issue de ces élections. Députée nationale élue, députée provinciale élue, sénatrice élue et gouverneure élue Gouverneure ad intérim de la province de Lualaba depuis le départ de Richard Muyej Mangez Mans. Logiquement ce sont les suppléants de cette femme quinquagénaire qui vont la remplacer dans les différentes institutions du pays.

Dans le Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe a été réélu gouverneur de province après son élection comme sénateur. Déjà député national et provincial du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji a été élu Sénateur. Déjà élue députée nationale de Buta, Carole Agito Amela a été réélue sénatrice au Bas-Uélé. Pour sa part, réélue députée nationale de Bambesa, Aminata Namasia, vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique a été élue sénatrice du Bas-Uélé. Dans la province de la Tshuapa, Guy Loando Mboyo, actuellement ministre sortant de l’aménagement du territoire et député national, a été réélu sénateur, poste qu’il occupait avant de devenir ministre.

Déjà élu député national de Bumba, Jean-Pierre Lihau, ministre de la Fonction Publique, a été élu sénateur de la Mongala. Député national de Lisala, Aimé Molendo Sakombi a été également élu sénateur de la Mongala. Pour sa part, Elysée Bokumwana, députée nationale de Lisala et vice-ministre du Budget, a été élu sénatrice à la Mongala. Auparavant élu député provincial de Kolwezi, Michel Kanyimbu a été aussi élu sénateur au Lualaba. Déjà élu député national de Kasenga, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, Premier ministre sortant, a été élu sénateur dans le Haut-Katanga. Déjà élu député provincial au Maniema, Salomon Idi Kalonda a été élu sénateur dans le Haut-Katanga. Une province dont il n’est pas originaire. Déjà élu député national à Kinshasa, Pius Muabilu, ministre de l’Urbanisme et Habitat, a été également élu sénateur dans la province de la Lomami. Voici l’injustice, la molhoneteté à laquelle Tshiani s’apprend pour changer les choses.  Ci-dessous, sa réflexion.

La Rédaction

Système électoral étrange, malsain et malhonnête

Étrange, c’est le moins que l’on puisse dire pour caractériser le système électoral congolais. Un système basé sur l’égoïsme, la corruption et des conflits d’intérêt. Comment pouvons nous expliquer dans un pays de 122 millions d’habitants qu’un individu soit élu en même tant comme député national, député provincial, gouverneur de province et sénateur ? Et cet individu est autorisé à prendre un de ces quatre postes et de placer dans les trois autres des individus de son choix, généralement les membres de sa famille.
Comment pouvons nous accepter de telles déviations dans le système électoral et dans la démocratie en RDC? Je dis NON à une telle aberration qui favorise quelques individus au détriment de la grande majorité de nos compatriotes. La démocratie ne devrait pas fonctionner comme ça.
C’est de la triche car on trompe les électeurs en se faisant voter à un poste que l’on ne va pas occuper, mais qu’on va céder à quelqu’un d’autre qui n’a pas été élu. C’est malhonnête. Je propose qu’au cas où une telle situation se présente, l’individu gagnant soit obligé de choisir un seul de ces quatre postes et de libérer les trois autres postes pas aux gens de son choix, mais plutôt aux candidats concurrents qui venaient immédiatement après lui dans le classement électoral proclamé par la Ceni.
Au vu des abus dus au système électoral actuel décrié par tous à cause de la corruption à ciel ouvert et d’autres anomalies décrites ci dessus, je propose aussi la révision ou la réécriture de la constitution de la République et de la loi électorale afin de redéfinir les règles du jeu et d’instaurer une vraie démocratie qui donnerait les chances égales à tous nos concitoyens. La patrie ou la mort !
Professeur Noël Tshiani Muadiamvita

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