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Tribunes

RDC : Thierry Monsenepwo plaide pour que Cobil entre dans les contrats de partage de production

Mr Thierry Monsenepwo, Président du Conseil d’Administration de Cobil et Membre de la Conférence des Présidents de l’Union Sacrée a brisé son silence pour solliciter de l’Etat congolais que  Cobil entre dans les contrats de partage de production. « Cobil, nous sommes en train de dire à l’Etat que nous sommes aussi société de l’Etat, nous sommes en droit de pouvoir participer dans ces contrats de partage de production », a-t-il soutenu, avant de rappeler au bon sens les opposants qui « ternissent l’image du pays » sur des plateaux de télévision internationales. Ci-dessous, la rédaction de Réveil Congo vous propose l’entièreté son interview sur les ondes de la Radio Top Congo, Face à Eric Ambago, dans Jeudi Économie. Le décryptage de Réveil Congo. Bonne lecture !

Éric Ambago : Monsieur Thierry Monsenepwo, bonjour ! Première question pour planter le décor, c’est quoi bloc pétrolier, c’est quoi bloc gazier ?

Thierry Monsenepwo:  De manière vague, c’est un espace où on a eu à déterminer la présence des hydrocarbures, un espace physique et géographique qui permet, selon les normes de surface déterminées par le code des hydrocarbures, qui détermine les exploitations qui doivent s’y faire, en ce qui concerne le pétrole, pour le bloc pétrolier et le gaz pour le gaz méthane tel qu’on en trouve à plusieurs milliards de mètres cubes dans le lac Kivu.

Éric Ambago: Alors pourquoi la RDC a décidé après plusieurs années de lancer ces appels d’offres ?

Thierry Monsenepwo: «D’abord, Monsieur Ambago, il faut savoir que lorsque le chef de l’État prend le pouvoir, il est décidé à ce qu’il puisse réellement servir le peuple et de donner la richesse à ce peuple. Il y a toujours eu une adéquation entre le fait que l’on dise que la RDC est un scandale géologique avec la pauvreté criante des populations qui y vivent. Il fallait donc essayer de trouver des piliers qui pouvaient permettre à ce que nous puissions changer le paradigme économique ; et le Chef de l’État a planté le décor de ses piliers dans lesquels, le 5e c’était le secteur des hydrocarbures. L’orientation qu’il a donnée au Ministre Bidimbu, lorsqu’il l’a nommé comme ministre des hydrocarbures, c’était celui justement de permettre, de donner à la RDC un autre souffle en ce qui concerne ses richesses potentielles pour les faire devenir des vraies richesses. Et le secteur des hydrocarbures est un secteur important parce que c’est le secteur qui a permis aujourd’hui à certains pays de se développer les États-Unis est ce qu’il est aujourd’hui grâce aux hydrocarbures après avoir quitté le charbon qui a permis à l’industrie moderne de se développer l’énergie qui a permis ensuite à ces grands pays de pouvoir se développer, c’est le secteur des hydrocarbures. Les États-Unis aujourd’hui en produisent pratiquement 12 000 000 de barils par jour et la première économie africaine aujourd’hui qui est le Nigeria se base principalement aussi sur l’hydrocarbure. Le Congo Brazzaville, l’Angola, ces pays aujourd’hui ont une rente pétrolière qui leur permettent de soutenir le développement de leur pays donc ils n’étaient pas normal que la RDC avec autant de potentialités continue à être 70ème de la liste des pays qui produisent les hydrocarbures dans le monde alors que nous regorgeons énormément de cette matière première.

Eric Ambago : Mais pourquoi on est allé vite en besogne ?

Thierry Monsenepwo:  Pas du tout, parce que lorsque vous voyez les prémices de l’exploitation de ce secteur, il n’y a eu que des moments où on a tenté un tout petit peu de monter mais il y a eu plus des tâtonnements ; il y a eu des ratés notamment, lorsque entre 2004 et 2006, 2007 2008, il y a eu énormément d’engouement sur le secteur des hydrocarbures dans notre pays, cela s’est finalement enlisé avec des conflits inutiles en ce qui concerne les deux blocs dans le Graben Albertine entre Tout Oil et Caprikat et Divine Inspiration. Ensuite, ici dans la zone côtière, entre Surestream, et l’Etat congolais où il n’y a pas eu de renouvellement de son permis d’exploitation donc, bref tout cela a fait que les choses étaient restées en l’état et il n’y avait que la production minime qui ne participe qu’à peu près à 4,5% de notre PIB avec Perenco et ses 20020 1000 barils jour et cela ne pouvait pas être acceptable et le Chef de l’État a ainsi donné comme mission au ministre Budimbu de réussir ce challenge et je pense que le fait que nous ayons aujourd’hui mis sur le marché les 30 blocs pétroliers répond justement à cette question où il faille nécessairement que nous puissions nous pencher vers les hydrocarbures. Pourquoi ? Parce que aujourd’hui nous sommes dans le tout mine ce qui fait que nous sommes dans une difficulté énorme en ce qui concerne les bourses des matières premières. Lorsque le cobalt et le cuivre qui sont les principales matières premières qui soutiennent notre économie sont en chute et Ben nous en subissons les conséquences et cela ne commence pas aujourd’hui on a commis le premier crash boursier des matières premières sur le président Mobutu entre 1979 et 1982 ensuite sous le règne du président Kabila en 2014 lorsqu’il s’agissait de soutenir notamment les élections il y a eu les difficultés entre autres parce qu’il y avait eu baisse des cours du cuivre principalement et du cobalt. Donc, il fallait nécessairement essayer de diversifier l’économie pour voir comment est-ce que l’état peut revenir avec d’une part la possibilité d’investissement mais aussi de soutenir le secteur des services qui est un secteur porteur le secteur du tourisme, le secteur de la formation des congolais, tout cela n’est possible que lorsque nous pouvons exploiter réellement nos richesses donc les hydrocarbures aujourd’hui peuvent emmener dans la gibecière de l’Etat près de 30 milliards de dollars par an par rapport aux exploitations qui peuvent se faire sur les blocs gaziers dans le Lac Kivu sur les blocs pétroliers au niveau du Craben Albertine qui, d’ailleurs, après les expertises et les études, les premières études d’ailleurs qui ont été réalisées par Caprikat et Foxwhelp  déterminent à peu près qu’il y aurait près de 3 milliards de barils dans le Graben Albertine et dans le Graben du Tanganyika à peu près 8 milliards de barils dans la cuvette centrale à peu près 20 à 25 milliards de barils si on prend la côte avec les 3 blocs pétroliers Ndunda maintenant on a quand même et c’est quoi exploite déjà Perenco nous allons peut-être arriver…le potentiel est énorme à Monsieur Ambago.

Eric Ambago : est-ce qu’on est pas allé comme, je disais vite en besogne 27 blocs pétroliers 3 gaziers est-ce qu’on n’est pas allé ; on devait pas aller comme on dit progressivement avec 2,3,4,5 bloc pétrolier parce qu’un moment donné il risque on risque d’être dans d’entrer dans la confusion à un moment donné avec parfois des accords qui risquent d’être mal ficelés parce qu’il y en a autant vers cet accord peut-être qu’il va falloir signer 3 accords de l’autre côté pour les blocs gaziers ça risque pas de perturber un peu la réflexion et même perturbée l’évolution de cette opération

Thierry Monsenepwo : pas du tout parce que le challenge il est énorme monsieur bagot le challenge est plus dans le secteur des infrastructures parce que il ne faut pas oublier que la plupart de ces gisements se trouvent dans des zones où il faille nécessairement installer des possibilités de gazoduc des possibilités de pal plane et même des possibilités de route pour transporter ce brut vers les centres d’exportation ou de raffinage, donc il y a énormément à faire et ne le faire ou ne s’appesantir que sur un seul opérateur cela serait très difficile parce qu’il y a une possibilité de pouvoir joindre les efforts de plusieurs opérateurs pour réussir à donner un bon rendement par rapport au challenge. Donc, moi je pense que le gouvernement n’a pas du tout été rapide ou est allé vite en besogne , mais par contre, c’est un challenge important parce que même si aujourd’hui on devait signer les 30 contrats de partage de production cela, ensuite, va prendre du temps selon le rythme de chaque entreprise pour les sismiques, pour les études environnementales et ainsi de suite donc les entreprises ne vont pas directement toutes commencer au même moment ce qui veut dire que le challenge actuel du ministère des hydrocarbures, d’après ce que j’ai compris,  c’est de permettre à l’Etat de pouvoir augmenter la production du pétrole brut par jour, pour atteindre ne fût-ce que dans un premier temps,  200.000 barils jour pour que cela puisse apporter entre 7 ou 8 milliards dans le panier de notre budget en termes de royalties de l’Etat.

Eric Ambago : on ne sait déjà pas quantifier, disons la quantité qui est produite par Perenco, on parle toujours de 25.000 barils de jour alors lorsqu’on multiplie comme ça les postes de production on va pouvoir contrôler la production ?

Thierry Monsenepwo  : Mais oui ce contrôle de la production se passe à 2 niveaux d’abord, il y a le contrôle de ce qui est produit directement au moment de l’exportation par Perenco mais il y a aussi le fait que la société nationale de l’Etat qui est Sonahydroc est prise en portage dans le contrat de partage de production avec Perenco qui est la société qui exploite aujourd’hui et d’ailleurs c’est là où nous Cobil nous sommes en train de dire à l’Etat que nous sommes aussi société de l’Etat, nous sommes en droit de pouvoir participer dans ces contrats de partage de production parce que le code des hydrocarbures prévoit justement qu’il y ait la présence de la société de l’Etat ; donc la société de l’Etat est là non seulement comme actionnaire mais aussi comme la sentinelle du Congo pour vérifier que ce qui est déclaré est réellement ce qui est produit et je pense que sur ce point là il y a pas trop de problèmes parce que déjà l’état ne se plaint pas trop de ce qui est aujourd’hui déclaré par la société qui exploite c’est-à-dire Perenco.

Eric Ambago : Alors, le ministère des hydrocarbures a publié quelques chiffres à l’époque elle a affirmé et donc  il a affirmé que la RDC est dotée des potentialité pétrolières estimées à 22 milliards barils, il y a 6 milliards de mètres cubes des réserves gazières est-ce que ces réserves ont été sérieusement certifiées

Thierry Monsenepwo : Je pense que les certifications vont se faire au fur et à mesure que les données sismiques, les dernières données d’études vont être portées à la connaissance de tout le monde avant que les exploitations ne puissent être lancées…  il y a une possibilité de confronter ces chiffres parce que déjà je vous informe que Surestream pour les 3 blocs qui lui ont été renouvelés dans la partie côtière dans le Kongo Central à Muanda précisément, il y a déjà des certifications qu’il y a à peu près entre 2 ou 3 milliards de barils sous la terre et du côté de Graben Albertine je vous ai dit que seulement pour le bloc 1 et 2 que Foxwhelp  et Caprikat ont eu à faire des premières études, ils ont estimé à peu près 3 milliards de barils et sans compter c’est que Soco était déjà en train de déterminer pour le bloc 4 je pense et total bloc 5 qui déterminait aussi à peu près dans le même nombre de milliards de variations…mais bien sûr ces estimations sont basées sur des faits scientifiques et dans le Graben du Tanganika mêmement il y a à peu près 8 milliards de barils donc tout ça lorsque c’est comptabilisé ça tombe exactement dans le chiffre avancé par le ministre des hydrocarbures et je pense même que lorsqu’il y aura réellement le démarrage des productions nous allons sûrement trouver des réserves encore plus importantes parce que la roche sédimentaire que la RDC a aujourd’hui c’est pratiquement la même qui est au niveau de l’Amérique du Sud où le Brésil est en train d’exploiter parce que ce sont des mouvements tectoniques qui ont permis la séparation des continents mais à l’époque nous étions imbriqués et lorsque vous voyez c’est que la société pétrolière brésilienne déclare en termes de réserve trouvées qui avoisinerait les 50 milliards de barils c’est pratiquement la même chose que la RDC a aujourd’hui. Donc, il n’y a pas aujourd’hui raison de penser que le chiffre avancé par le ministre serait des chiffres fantaisistes je pense même qu’on trouverait au-delà de ce qu’on a pu trouver seulement la difficulté c’est de pouvoir atteindre ces roches et de les exploiter et de les faire sortir vers les centres de raffinage où les centres d’expédition.

Eric Ambago : Il faudra donc des opérateurs sérieux pour participer à cette opération, à l’exploitation à l’exploration à l’exploitation et à la production.

Thierry Monsenepwo : Oui, et je pense déjà que les sociétés sérieuses sont là. Surestream Petroleum est une entreprise sérieuse,  Perenco aussi, mais malheureusement c’était je pense en 2016 il y a eu l’absence de renouvellement de son permis d’exploitation ça a été fait quand le président Tshisekedi est arrivé au pouvoir c’est en ce moment-là qu’il y a eu les relances des activités de Surestream mais aussi il faut que l’Etat sache compter sur ses propres sociétés qui peuvent aussi apporter une réponse à ce challenge. Il s’agit notamment de Cobil qui a la possibilité aussi pour acheter, pour trouver les partenaires qui peuvent nous aider à exploiter des blocs parce que le challenge aujourd’hui, c’est quoi c’est que nous ne pouvons pas continuer à agir comme cela se passe dans d’autres secteurs de notre pays où on voit les sociétés de l’Etat être mis à la traîne alors que les exploitants internationaux viennent et prennent ce qu’il faut au Congo et s’en aller. C’est le cas de certains de télécoms, par exemple, ou sous Mzée Laurent Désiré Kabila, il y avait un une ordonnance présidentielle qui a accordé 600 mégahertz à l’OCPT aujourd’hui SCPT (Société Congolaise des Postes et Télécommunications) pour l’exploitation de la téléphonie mobile mais ensuite qui n’a pas été renouvelé, qui a même été arraché et aujourd’hui la SCPT ne peut pas exploiter dans ce secteur, on ne voit que les privés y aller alors que sous d’autres cieux c’est les sociétés de l’Etat qui sont les portes étendards. Vous allez en France, il y a orange, vous allez au Portugal, c’est Portugal Télécom, en Belgique c’est Belgacom et ainsi de suite. Je pense qu’il faut réellement que l’Etat ait ses propres sociétés. Ça, c’est vraiment un plaidoyer le fait pour que l’Etat puisse s’appesantir sur ses propres sociétés parce que demain la réponse de ces énergies fossiles ce n’est pas seulement le fait d’augmenter le budget de l’état par les ventes des barils mais c’est aussi de régler un problème important le problème énergétique parce que la République démocratique du Congo certes, a un potentiel énergétique et un potentiel hydraulique énorme avec, selon l’agence internationale de l’énergie, près de 100 gigawatts qui sont possibles à pouvoir développer mais les moyens pour le faire ne sont par-là. Les moyens pour la distribuer une fois qu’Inga 3 sera développé ? les moyens pour la distribuer ne sont pas encore là, c’est un projet en termes de milliards et de milliards de dollars mais par contre aujourd’hui si on réussit ce challenge de réellement commencer une exploration, une production pétrolière réelle cela pourrait aussi soutenir le domaine énergétique qui fait défaut dans notre pays et qui empêche le développement.

Eric Ambago  : Cobil a déjà un dossier ficelé, vous avez une idée sur un bloc que vous pourriez éventuellement bien entendu, raffiner ?

Thierry Monsenepwo :  Et Dieu merci nous trouvons un répondant très favorable de la part du ministre et des hydrocarbures qui est déterminé à nous accompagner dans cette nouvelle projection, de ce modèle économique parce que si on ne réussit pas à être dans l’amont et dans l’aval pétrolier nous allons à chaque fois être dans la conséquence de ceux qui sont là pour subir parce que, attendez quand vous prenez une société comme Total, il est, et dans l’exploration, et dans la production, et aussi dans la commercialisation, donc, ils tiennent toute la chaîne. En ce moment-là ils ont la possibilité de faire des profits énormes alors que nous ici nous avons non seulement les produits et cette société n’a pas de gisement propre dans leur pays mais nous ici on en a c’est un gros avantage ; nous avons la possibilité d’exploiter notre propre pétrole et même de trouver des possibilités de raffinage. Tiens, il y a une raffinerie qui existe aujourd’hui mais qui est à l’arrêt depuis ça a été créé en 1960, je pense qui a été mis sous la gestion de la SOCIR (Société Congolaise des Industries de Raffinage) mais qui peut être redynamisé et permettre ne fût-ce que tant soit peu de régler le problème énergétique que le secteur des hydrocarbures peut apporter comme réponse et permettre le développement.

Eric Ambago :  alors comme vous au niveau de Cobil vous avez des problèmes de trésorerie, il faudrait peut-être que l’Etat vous donne la possibilité d’acquérir ces blocs pro déo ?

Thierry Monsenepwo:  peut-être, je n’ai jamais cru au fait que la trésorerie soit un problème parce qu’aujourd’hui le monde financier donne des réponses à la plupart de choses et il y a des apports financiers qui peuvent permettre à ce que nous puissions obtenir les moyens nécessaires pour que nous puissions y aller et déjà que le ministre des hydrocarbures est justement dans la posture de nous accompagner dans ce sens pour permettre à ce que nous puissions acquérir ces blocs mais attendez , c’est des blocs de l’Etat congolais, nous sommes une société de l’Etat congolais donc il est tout à fait normal que nous puissions avoir cet appui de la part de l’Etat pour permettre à ce que demain d’ici 5 ou 10 ans nous puissions devenir des majors comme on voit avec Sonangol comme on voit avec Total comme on voit avec Petrobras au Brésil.

Eric Ambago : voilà, mais on a l’impression que les mains jaunes se bousculent pas au portillon.. mais les majors ne sont pas, sont peut-être un peu timides…

Thierry Monsenepwo: c’est toujours ainsi vous allez vous rendre compte que la plupart des majors attendent que les petites sociétés aillent, certifient les réserves et venir les racheter pour qu’ils puissent ensuite aller, c’est ce qui s’est passé notamment avec surestream Petroleum lorsque sur les 3 blocs après qu’ils aient fait la sismique, ils ont eu à déterminer les réserves qu’il y avait et n’y étaient prêts à venir pour racheter les parts et travailler avec cette société ici, en RDC. Donc, il ne faut pas se faire du mauvais sang avec le fait que pour l’instant, il y ait pas encore de major ce n’est pas ça l’important. Ce qui est important c’est que nous puissions commencer et ce début et ses débuts vont permettre à ce que au fur et à mesure que nous allons avancer ces majors vont venir.

Eric Ambago : mais alors, cet appel d’offres il y avait un grand espoir c’était que ici et demain il y aura du monde qui viendra investir mais apparemment tout le monde est encore en train de réfléchir avant de venir au Congo.

Thierry Monsenepwo : pas du tout je pense que d’ici là on va ouvrir les plis de ce qui a été comme soumission et je ne vois pas qu’il y ait une résistance dans le sens de pouvoir permettre l’exploitation de notre secteur des hydrocarbures. Le plus grand challenge, c’est que nous devons permettre à notre pays d’avancer, c’est comme ça que nous les hommes politiques, des fois nous sommes irresponsables dans la manière dont nous parlons dans la manière dont nous faisons la peinture de notre pays, dans la manière dont nous déclarons certaines choses cela empêche en grande partie à notre pays d’évoluer lorsqu’on se trouve sur la scène internationale et qu’on se permet sur un plateau d’une chaîne très suivie, je ne citerai pas certaines chaînes ici, et que vous présentez votre pays comme un ragoût d’insécurité, de détournement de corruption seulement parce que vous voulez faire mal à un régime mais vous oubliez que vous êtes en train de tuer votre propre pays , parce que demain lorsque les investisseurs devront venir investir dans ce pays peut-être qu’ils vont éviter parce qu’ils vous ont suivi mais peut-être aussi que vous-même vous avez des entreprises qui tournent dans cette société dans ce pays vous n’avez jamais eu de problème de trésorerie avec vos entreprises qui existent dans ce même pays que vous peignez comme étant un pays de corruption ou de mal gestion… le problème avec nos hommes politiques surtout ceux qui se trouvent dans l’opposition actuellement, ils se permettent de diaboliser pour le simple plaisir de le faire et malheureusement ils le font de manière négative à telle enseigne que le pays aujourd’hui devient de moins en moins fréquentable à cause de ce bashing d’où le challenge que le Président Tshisekedi s’était donné celui de pouvoir aller nettoyer l’image de ce pays par différents voyages qui ont permis à ce que les gens aient une vision différente de la RDC mais nous sommes nous-mêmes responsables de la plupart de cas qui font que les investisseurs ne viennent pas.

Eric Ambago : l’exploitation pétrolière va faire reculer la pauvreté Au Congo ?

Thierry Monsenepwo : Bien entendu, de deux manières ou je dirais même de 3 manières :  la première, est qu’aujourd’hui, si nous avons une autre source de revenus pour notre budget cela ne va aller dans le sens que de permettre à l’Etat de pouvoir faire des investissements et parmi les investissements que l’Etat peut faire c’est la construction des écoles, c’est la construction des routes de desserte agricole, c’est la construction des centres commerciales, et Deuxièmement le secteur des hydrocarbures va permettre aussi un apport en énergie qui va donner un élan de développement parce qu’aujourd’hui vous ne pouvez pas installer une usine de fabrication de mousse par exemple chez moi dans le Mai-Ndombe parce qu’il n’y a pas d’énergie alors que demain s’il y a une possibilité en hydrocarbures bien sûr, raffiné pour qu’on ait des centrales, des grands groupes électrogènes, qui permettent d’alimenter nos secteurs ça va permettre à ce que l’industrie aussi suive le chemin et Troisièmement,s l’exploitation de ces hydrocarbures. Selon le code des hydrocarbures, de notre pays, donne une responsabilité de développement de l’entité où ces exploitations se font, aux sociétés qui vont gagner le marché c’est-à-dire aujourd’hui lorsque vous avez un contrat de partage de production pour exploiter par exemple dans un bloc à Muanda vous avez la responsabilité de pouvoir donner des soutiens à des projets de développement, à des projets d’éducation, à des projets d’environnement, tout cela va permettre à ce que nous puissions aller de l’avant.

Eric Ambago : vous, ça c’est un rêve, vous savez comme moi que aujourd’hui au Congo dans les zones minières les populations riveraines des sociétés minières croupissent dans la misère dans la pauvreté on voit également du côté du Kongo Central les communautés qui ont été déplacés de l’endroit où a été érigé le site Inga ces communautés croupissent dans la misère et comment vous expliquez-vous pensez que les sociétés qui viendront ce sera pour faire des dons ou seront-ils viendront pour des profits ?

Thierry Monsenepwo: c’est justement pour ça la détermination du Chef de l’État, en ce qui concerne le respect des textes et le respect des engagements de tout un chacun. Aujourd’hui, lorsque vous allez dans des provinces comme la province du Lualuaba, vous allez vous rendre compte que cette malédiction minière est en train de se dissiper c’est-à-dire que les pouvoirs publics aujourd’hui font en sorte que le code minier puisse être respecté en ce qui concerne l’environnement, en ce qui concerne le développement des aires et des aires éducationnelles, appuyées par ces entreprises en ce qui concerne l’appui qu’il faut donner aux communautés locales et à la municipalité et aux provinces pour appuyer le développement et demain si y a des sociétés qui vont obtenir les contrats de partage de production, elles ne vont que respecter cela et si vous voyez les outils qui ont été mis en place par le pouvoir actuel vous allez moins être inquiet sur cette question.

Eric Ambago : parlons de du bassin de la cuvette centrale. Ce bassin possède une quantité de barils estimés à 6,4 milliards avec des perspectives financières de 127 milliards de dollars américains parlant seulement de la cuvette centrale alors on va exploiter là-bas on va détruire l’écosystème ?

Thierry Monsenepwo : justement, c’est le challenge qu’il faut élever et je pense que le Chef de l’État a eu à rassurer notamment l’envoyé spécial des États-Unis Monsieur John Kerry, qui est un Ambassadeur qui lutte contre le réchauffement climatique et donc le challenge c’est de trouver une possibilité d’exploitation sans pour autant piétiner les tourbières sans pour autant détruire la faune et la flore que l’on trouve dans certains parcs c’est même pour ça que SOKO n’a pas vu son contrat de partage de production être renouvelé à cause du fait justement qu’il fallait protéger les aires qui figuraient dans son bloc mais qui malheureusement se trouvait dans certains endroits assez importants pour la faune et la flore. Parce qu’il faut se poser une question, tous ces pays développés aujourd’hui qui sont en train de sonner le tocsin pour dire que nous devons nécessairement éviter de détruire la faune et la flore oui c’est des bons conseils mais nous, on a besoin de pain comme a dit la vice-ministre Eve Bazaiba, on a besoin de pain mais on a aussi besoin d’environnement , il y a possibilité d’arranger ça parce qu’il y a des pays qui ont eu à le faire tels que le Brésil, Petrobras exploite des blocs au sein même de la forêt amazonienne, ils ont réussi à créer ce paradigme qui, aujourd’hui évite ce que l’on enregistre, par exemple dans le Delta du Nigeria où il y a une destruction massive de la faune et de la flore à cause de l’exploitation pétrolière donc nous ici en République démocratique du Congo nous sommes en train de travailler pour éviter justement qu’il y ait ce genre de cas et le ministre des hydrocarbures a eu à présenter une étude environnementale accompagnée de mise sous vente de ces blocs pour déterminer exactement la protection de la faune et de la flore qui va accompagner ces exploitations. Le plus grand challenge aujourd’hui, c’est justement de permettre à ce que nous ne puissions pas casser les équilibres des écosystèmes mais tout en donnant la possibilité à nos populations d’avoir du pain via cette exploitation.

Eric Ambago :  mais il  y aura aussi un problème, c’est que les provinces ne sont pas interconnectées et un problème d’accès ; ces entrepreneurs ou ces investisseurs qui viendront ils passeront par où donc tout cela ce sont des préalables pour démarrer la production et l’exploitation même l’exploration au niveau des différents blocs pétroliers qui ont été sélectionnés

Thierry Monsenepwo :  surtout au niveau de la cuvette centrale parce que il a été déterminé par une étude de ministère des infrastructures qu’il y a près de 150000 axes routiers mais on enregistre à peu près 2800 qui sont couverts par de l’asphalte ce qui rend l’interconnexion des provinces mais aussi la possibilité de renvoyer les produits qui sont ainsi exploités vers les centres d’exportation ou de raffinage très difficiles et c’est un challenge réel mais justement ce challenge va trouver la solution en déterminant comment les choses vont se faire je vous donne un exemple lorsque nous sommes aux États-Unis et que l’on découvre les filons d’or dans le Far West ce n’est pas le chemin de fer qui a commencé à exister, les gens sont d’abord allés exploiter de l’or avec les chariots avec des caravanes mais l’intérêt économique qui a été créé par la découverte de ces gisements aurifères a créé la possibilité de financer par des banques la création des chemins de fer et des routes. Aujourd’hui, le gouvernement congolais a établi une possibilité des routes abiotique c’est-à-dire des routes ou l’état donne l’accès à des particuliers mais qui retrouvent leur investissement avec intérêt bien sûr via des péages et ainsi de suite mais il faut un intérêt économique pour ça mais justement je suis en train de vous faire le parallélisme avec le Far West aux États-Unis pour vous dire que la plupart des routes et des chemins de fer qui existent aujourd’hui aux États-Unis c’était grâce à ces filons d’or trouvé dans le Far West donc le fait de déterminer les potentialités en termes d’hydrocarbures dans la cuvette centrale va créer un besoin économique qui demain va forcément pousser à certains investisseurs d’aller se lancer dans la création de ces routes importantes parce qu’il faut pas oublier que l’exploitation pétrolière dans la cuvette centrale non seulement pose un problème d’infrastructure qui n’existe pas mais aussi les enfouissements de ces de ces hydrocarbures se situent entre 6 ou 7000 m en profondeur donc c’est des investissements très sévères.

https://www.youtube.com/watch?v=X6fhLJWmqQs&t=289s

Erick Ambago :  Et il faut les pipelines la RDC c’est un pays quasiment enclavé il faudra des pipelines aussi pour sortir de-là…

Thierry Monsenepwo : Nous sommes sérieusement enclavés et nous n’avons d’ouverture que sur les 14 km que nous avons dans la côte ce qui veut dire que non seulement qu’il faut un réseau routier important il faut des gazoducs pour le cas du gazer des oléoducs et des pipelines pour les produits pétroliers mais il faut aussi les accords avec les pays frontaliers notamment, on ne peut pas dire qu’on va exploiter dans le Graben Albertine sans une collaboration avec l’Ouganda on ne peut pas dire qu’on va exploiter dans le Graben, le Tanganyika sans une collaboration avec la Tanzanie et nous avons aussi la cuvette centrale où nous ne pouvons que compter sur nous-mêmes.

Eric Ambago  : donc les fruits de cet appel d’offres on peut l’attendre peut-être dans 20, 30, 40, 50 ans

Thierry Monsenepwo : pas forcément pas forcément, mais aujourd’hui déjà avec ce qui a été déterminé dans les 3 blocs de la côte ici dans le Kongo Central, il y a la possibilité que dans les prochains mois les exploitations puissent commencer on dépasse 25000 barils jours mais bien sûr et le challenge c’est justement d’atteindre pour un premier palier 400.000 barils pour que nous ayons un équilibre de 10 milliards qui proviennent du secteur des hydrocarbures.

Eric Ambago  : alors le gouvernement publie également donc les noms de société qu’il a sélectionnés à l’issue de l’appel d’offres pour exploiter les 3 blocs cassés dans le Kivu alors l’exploitation des blocs casiers rapportera plus que l’exploitation des blocs pétroliers ?

Thierry Monsenepwo : mais attendez, d’abord le gaz est une réponse importante pour le secteur énergétique aujourd’hui le gaz qui sera exploité dans le lac Kivu va nous permettre non seulement de pouvoir le vendre sous forme de gaz liquide et c’est principalement aujourd’hui parmi les ressources de certains pays comme la Russie et aussi de donner la possibilité à ce que nous puissions créer des centrales électriques qui vont alimenter l’industrie donc d’une manière ou d’une autre nous aurons des royalties en termes d’exportation mais aussi nos populations locales qui sont aux alentours de ces lacs vont avoir la possibilité d’obtenir ces centrales électriques qui vont appuyer le développement énergétique dont le pays a besoin pour s’industrialiser étant donné que les blocs gaziers ne sont qu’à 3 et que les blocs de du pétrole ils sont au nombre de 27.  Il est à noter que si aujourd’hui l’exploitation du pétrole est lancée cela va énormément apporter à la RDC beaucoup plus que le gaz ça va se faire rapidement l’exploitation et la production, très rapidement, très rapidement.

Eric Ambago : Alors on va dire aujourd’hui avec cet appel d’offres le développement économique de la RDC est assuré

Thierry Monsenepwo : le développement économique de la RDC est maintenant en ses débuts parce qu’on a été depuis très longtemps sujet à un cantonnement économique qui nous a mis dans un secteur précis c’est celui des mines et nous avons hérité de ce paradigme économique depuis l’époque du colon belge ensuite du maréchal Mobutu et rien n’a changé sous Mzée ou Joseph Kabila ; c’est aujourd’hui que le Président Tshisekedi, qu’il est en train de penser et a mis en place une possibilité de diversification de l’économie pour que nous ne soyons pas que dépendants du secteur minier pour que nous puissions développer d’autres secteurs. Et, le secteur des hydrocarbures est un secteur clé de possibilités de richesse

Eric Ambago  : est-ce qu’on n’a pas lancé ça en retard parce qu’aujourd’hui le monde parle de l’énergie verte est-ce que bientôt les véhicules ne vont plus rouler avec du fioul du carburant etc est-que ce n’est pas déjà tard parce que bientôt on passe à autre chose sur le plan international ?

Thierry Monsenepwo : nous n’allons pas nous passer très vite du secteur des hydrocarbures pour la simple raison que non seulement les véhicules continuent encore à utiliser cette manne mais aussi les avions sans compter les autres dérivés de ce produit tel que les textiles tels que les plastiques et d’autres fibres qui sont utilisées notamment dans la fabrication des automobiles.

Eric Ambago  : l’union sacrée toujours pas structurée pourquoi ?

Thierry Monsenepwo :  non l’union sacrée…  oui le présidium et la conférence des présidents travaillent c’est ce qui a permis à ce que nous puissions nous fédérer et donner la possibilité à la création de plusieurs regroupements politiques au sein de cette grande famille donc je ne vois pas pourquoi vous allez dire que nous ne sommes pas structurés les organes viennent encore les organes vont venir c’est en train d’être c’est en plein chantier.

 Erick Ambago : l’église protestante et l’église catholique ennemies de l’union sacrée ?  

Thierry Monsenepwo : pas du tout, pas du tout,

 Erick Ambago : on a on enregistre des tirs à balles réelles de gauche à droite

Thierry Monsenepwo : mais attendez, nous sommes en démocratie, la confrontation et les chocs des idées permettent le jaillissement de la lumière donc nous ne pouvons pas dire que nous ne pouvons qu’épouser tout ce que dit l’église catholique où l’église protestante il y a des moments où ils disent des choses qui sont convenables il y a des moments où ils disent des choses que nous n’acceptons pas par exemple lorsque nous avons une posture qui consiste à dire que l’église est aujourd’hui à même de faire l’audit du fichier ; mais attendez ; mais attendez ; il faut quand même être sérieux dans une certaine mesure l’audit du fichier demande une certaine compétence technique et le calendrier de la CENI avait prévu cette étape là qui est déjà passée l’audit extérieur du fichier a été réalisé par 5 organes indépendant de la sanie qui ont donné leur rapport et ça a permis à ce que ce fichier puisse être consolidé, alors lorsqu’il s’agit de commencer finalement à ouvrir ce fichier à qui veut, bien demain nous aussi l’union sacrée nous pouvons dire que nous sommes en droit de venir questionner ce fichier nous n’allons jamais aller aux élections la série ne va jamais boucler son calendrier.

Eric Ambago  : 20 000 candidats presque à l’union sacrée pour 500 sièges ou 700 et quelques députés provinciales et cetera c’est ça sera la bataille sera rude

Thierry Monsenepwo : cette inflation est compliquée mais tout cela c’est parce que notre pays donne l’image qu’il n’y a que la politique qui embauche, il n’y a que par la politique qu’on peut émerger ce qui n’est pas normal. Il faut qu’on casse le paradigme

Eric Ambago : les membres du FCC ont dit que vous avez humilié l’ancien président, sa clôture ou le portail de sa concession a été détruite sans son aval, est-ce que c’est normal ?

Thierry Monsenepwo : je pense qu’il faut cesser de subjectiver le débat, il n’est pas ici question de pouvoir provoquer ou porter atteinte en la personne de Joseph Kabila qui a, qui a été un ancien président de ce pays qui est sénateur de ce pays. Il a droit au respect autant que tout autre citoyen. Ce n’est pas puisqu’il s’agit d’une clôture aux alentours de sa maison que l’on doive parler de provocation. La loi a été appliquée selon que les personnes qui habitent aux alentours de cette maison se sont plainte auprès du ministre d’Etat ministre de l’urbanisme et habitat pour ce blocage qu’il y avait sur cette sortie. Le ministre devait respecter la procédure qui consiste en un titre de démolition.

Moi je sais que le ministère de l’urbanisme a eu à poser un acte dans les règles de l’art si maintenant il y a des citoyens qui se disent être lésés par ça je pense qu’il y a des cours et tribunaux qui peuvent permettre de remettre chaque citoyen dans ses droits mais il n’est pas ici question de politiser l’affaire parce que nous tous, chaque congolais dans un coin précis se retrouve confronté à ce genre de choses, des besoins de crier des servitudes pour x ou y des besoins de casser un mur des besoins de délimiter la frontière d’une parcelle ou pas tout cela c’est des choses qui arrivent à des congolais chaque jour et c’est le travail de ministère de l’urbanisme et habitat donc ces congolais-là ne sont pas moins congolais que notre ancien chef de l’État à qui nous devons respect et il ne faut pas ici politiser tout il est question d’une route qui a été bloquée par un mur ou un portail les voisins se trouvaient dans la difficulté de pouvoir sortir par cette voie ils ont saisi le ministre comme le prévoit la loi et le ministre a pris un titre de démolition et ça a été exécuté.

Eric Ambago  : le départ de la Monusco il le faut absolument ?

Thierry : mais bien entendu et je suis étonné d’entendre certains congolais qui vivent encore dans un nombrilisme paternaliste choquant qui se permettent de dire que nous ne pouvons pas être sécurisés si ce n’est que par cette mission onusienne mais, attendez, cette mission, elle a été c’est vrai positif pour le pays à un certain moment mais lorsque le gouvernement prend cette décision c’est en tenant compte de 2 faits. Le premier fait c’est d’abord la population qui est le maître de l’action politique, la population dit nous n’en voulons plus. Deuxièmement, c’est les résultats, on ne peut pas comprendre d’avoir une telle mission avec un tel moyen logistique humain monétaire mais qui ne nous donne pas les résultats escomptés et ce, depuis pratiquement 24 ans aujourd’hui mais attendez en 24 ans on a vu le nombre des groupes armés décuplés on a vu le nombre des civils congolais tués augmentés on a vu la passivité de cette mission, il est temps d’y mettre un terme et de prendre nos responsabilités. Quel est cet enfant qui jusqu’à ce qu’il soit devenu adulte continue à vouloir être paternalisé  il n’en reste plus que finalement que ces partis politiques de l’opposition demandent à ce que les belges reviennent pour nous coloniser ce n’est pas normal terrible ce n’est pour eux.

Eric Ambago : on termine, gratuité de la maternité une très bonne chose ?

Thierry Monsenepwo :  une très très bonne chose une très très bonne chose.

Eric Ambago : on va multiplier les naissances

Thierry Monsenepwo : d’abord moi j’ai toujours été pour le fait qu’il faille nécessairement multiplier les naissances pour le Congo parce qu’aujourd’hui il est prouvé que la démographie est un facteur de richesse puisque lorsque vous avez une grande consommation interne cela permet à ce que vous puissiez avoir des entreprises viable c’est ça la force de l’Inde aujourd’hui ça a été la force de la Chine, ça a été la force des États-Unis on ne peut pas comprendre qu’avec 2345400 et 9 km² que l’on soit si faiblement peuplé ça c’est d’une part, mais d’autre part, les motivations premières du Chef de l’État pour cette action de gratuité de la maternité, de la prise en charge pour les 28 premiers jours du nouveau-né c’est pour réguler d’abord les maternités parce qu’une femme qui est ainsi prise en charge est enseignée en ce qui concerne la planification familiale mais aussi pour éviter les mortalités des femmes en une prise en charge beaucoup plus sérieuse et les mortalités des enfants.

Réveil Congo

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