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Tribunes

Ultimatum américain, M23, souveraineté et sanctions : la tribune coup de poing d’Eugène Diomi Ndongala !

Dans sa tribune, Eugène Diomi Ndongala, de la Démocratie Chrétienne (DC), tire la sonnette d’alarme sur la situation dans l’Est de la RDC. Malgré la déclaration conjointe RDC-Rwanda à Washington, les rebelles du M23 continuent de renforcer leurs positions, tandis que la population civile subit quotidiennement violences et déplacements.

Selon lui, les promesses diplomatiques restent insuffisantes : pas de cessez-le-feu immédiat, pas de retrait total des troupes étrangères, ni de mécanismes de contrôle crédibles. L’ultimatum américain du 1er avril représente, pour Diomi Ndongala, le seul levier concret capable de contraindre Kigali. Il appelle à ce que la souveraineté congolaise devienne réelle, et non un simple mot, pour garantir la paix et la sécurité des citoyens. Ci-dessous, prière prendre connaissance de sa tribune.


WASHINGTON, 18 MARS 2026: NIHIL NOVI SUB SOLE…JUSQU’A L’ULTIMATUM DU 1° AVRIL 2026 !

Washington brandit le bâton des sanctions contre Kigali pendant que l’Est congolais continue de saigner. Washington, 17-18 mars 2026. Dans les salons feutrés du Département d’État, les délégations de la RDC et du Rwanda se sont assises une nouvelle fois autour de la même table. Pour la première fois depuis les lourdes sanctions américaines du 2 mars dernier contre l’armée rwandaise tout entière (RDF) et quatre de ses plus hauts gradés. Une rencontre tripartite qui aurait pu marquer un tournant.

Elle n’a accouché, une fois de plus, que d’une déclaration conjointe… qui sonne comme un écho fatigué des promesses déjà faites en 2025. Le texte est clair sur le papier : respect mutuel de la souveraineté, « désengagement programmé » des forces rwandaises du sol congolais, levée progressive de certaines mesures défensives, efforts « intensifiés mais limités dans le temps » de Kinshasa contre les FDLR, et priorité à la protection des civils. Des mots que nous connaissons par cœur. Des engagements que le terrain, lui, continue d’ignorer.

Mais il y a une date qui change tout. Le 1er avril 2026 à minuit une. C’est là que la « General License » américaine expire. À partir de ce jour, plus aucune entreprise, banque ou partenaire international ne pourra légalement traiter avec la RDF (armée rwandaise) sans risquer des sanctions secondaires dévastatrices : gel d’actifs, exclusion des marchés américains, asphyxie financière pour un régime qui a construit une bonne partie de son modèle sur l’accès aux capitaux et aux technologies occidentales. C’est le véritable levier. Le seul, en réalité. Car pour le reste… nihil novi sub sole. Pas de calendrier contraignant rendu public. Pas de mécanisme de vérification indépendant.

Pas de cessez-le-feu immédiat. Pas de retrait total des troupes étrangères. Rien qui sorte de l’ordinaire des Accords de Washington de juin et décembre 2025. Washington a choisi la stratégie du bâton économique ciblé contre Kigali, avec en arrière-plan la carotte si Kagame quitte effectivement la RDCongo. Astucieux ? Sans doute. Suffisant pour faire plier la réalité sur le terrain ? L’entrée en vigueur de l’ultimatum du premier avril 2026 nous le dira. Les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, elles, n’ont plus le luxe du doute. Elles comptent les morts, les déplacés, les villages rasés pendant que les diplomates signent des déclarations. Elles attendent des actes.

L’attaque frontale de Diomi Ndongala contre le professeur Bob Kabamba

Elles attendent que la souveraineté congolaise cesse d’être une phrase creuse et devienne une réalité protégée. La Démocratie Chrétienne l’a toujours dit : la paix ne se négocie pas seulement avec des pressions extérieures, elle se construit dans la justice, le respect des frontières et de la dignité de chaque Congolais. Le 1er avril approché à grands pas. Il sera l’heure de vérité. Kigali choisira-t-elle de sauvegarder son économie ou l’aventurisme de la poursuite de la guerre et de la présence de son armée sur le sol congolais ? Kinshasa aura-t-elle enfin les moyens d’assainir son propre territoire, alors que la majorité des FDLR sont en grand partie localisées dans les territoires sous contrôle de la coalition M23 et RDF (armée rwandaise) ? L’Histoire jugera. Mais le peuple congolais, quant à lui, ne peut plus attendre.

Eugène DIOMI NDONGALA, DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC

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