Dans un contexte de crise économique persistante aggravée par la guerre dans l’est de la RDC, l’annonce de la réouverture progressive du site minier de Lomera, situé à Luhihi en territoire de Kabare, suscite de l’espoir chez une partie de la population du Sud-Kivu.
Le gouverneur du Sud-Kivu sous l’administration de l’Alliance Fleuve Congo–Mouvement du 23 Mars (AFC-M23), Patrick Busu Bwa Ngwi, a indiqué que ce site minier devrait rouvrir prochainement. L’annonce a été faite sur le compte X du gouvernorat contrôlé par ce mouvement armé.
Selon les autorités en place, cette réouverture s’inscrit dans une série de mesures destinées à améliorer la sécurité et à réorganiser certaines activités économiques dans la province. Les mêmes sources évoquent également la mise en place d’un couloir écologique visant à renforcer la protection du Parc national de Kahuzi-Biega.
Contactée mercredi 4 mars 2026, la cellule de communication du gouverneur a confirmé que les derniers préparatifs sont en cours avant la reprise des activités minières.
« Les autorités sont en train de mettre la dernière main à cette décision. La date exacte n’est pas encore fixée, mais la réouverture interviendra très prochainement », a indiqué cette source.
La fermeture du site minier de Lomera, effective depuis le 4 novembre 2025 après son annonce le 8 septembre de la même année, avait fortement affecté l’économie locale. Des milliers de personnes venues du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, d’autres provinces et même de pays voisins dépendaient directement ou indirectement de l’exploitation minière dans cette zone.
Privées de cette source de revenus, de nombreuses familles se sont retrouvées plongées dans une situation économique critique, marquée par la perte d’emplois, la baisse des activités commerciales et une hausse du coût de la vie.
Dans la ville de Bukavu et dans plusieurs localités du Sud-Kivu, plusieurs habitants évoquent une aggravation de la précarité depuis la fermeture du site, dans un contexte déjà fragilisé par la guerre et l’insécurité.
Pour beaucoup, la reprise annoncée des activités à Lomera pourrait contribuer, au moins en partie, à relancer l’économie locale et à offrir de nouvelles opportunités de survie à une population durement touchée par le conflit.
Isaka Kijana

