Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a conclu une mission de sécurité et de réconfort dans la province du Nord-Kivu, où les populations sont gravement affectées par l’insécurité. Lors d’une conférence de presse à Goma, M. Shabani a déclaré : « C’était une mission à caractère sécuritaire, pour nous enquérir de la situation mais aussi une mission de réconfort. »
Au cours de son périple de quatre jours, le ministre a tenu plusieurs réunions de sécurité à Butembo et à Goma. Il a également rencontré les forces vives des villes de Beni et Butembo pour recueillir des informations détaillées sur la situation sur le terrain et pour apporter son soutien moral aux habitants.
Jacquemain Shabani a souligné que le gouvernement est pleinement conscient des défis sécuritaires auxquels la population du Nord-Kivu est confrontée. Il a affirmé : « La population doit comprendre qu’elle n’est pas seule et elle n’est pas abandonnée. Le Gouvernement est à ses côtés et traite ce dossier en priorité. »
Il a également rappelé que le président de la République a récemment convoqué le Conseil national de la défense, qui devrait aboutir à des décisions importantes concernant la réorganisation de la sécurité dans la région.
Avant de retourner à Kinshasa, le ministre de l’Intérieur a visité la borne frontière numéro XIII, située dans la zone neutre entre le Rwanda et la RDC. Cette zone est fréquemment le théâtre d’infiltrations de rebelles du M23 et de fraudes commerciales.
Durant sa visite au Nord-Kivu, Jacquemain Shabani était accompagné du ministre d’État en charge du Développement rural, Muhindo Nzangi, ainsi que de plusieurs élus nationaux de la province. Ensemble, ils ont parcouru les villes de Goma, Beni et Butembo pour évaluer la situation sécuritaire et discuter des mesures à prendre.
Le Nord-Kivu continue de faire face à l’avancée des rebelles du M23, aux attaques des ADF, ainsi qu’à d’autres groupes armés, exacerbant la crise sécuritaire dans la région. Il est crucial de rappeler que cette province, ainsi que l’ensemble de l’Est de la République Démocratique du Congo, est régulièrement agressée par ces forces rebelles, posant des défis considérables aux autorités locales et nationales.
Tigana Kanku

