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Sécurité

Crise à l’Est : Clément Kanku rejette l’idée d’un nouveau dialogue et dénonce une guerre d’agression contre la RDC

Dans une tribune au ton tranchant, consultée par Réveil Congo à Infos27.cd, Clément Kanku Bukasa, président du Mouvement pour le Renouveau et ancien ministre, s’oppose fermement à l’idée d’un dialogue interne prôné par le duo CENCO-ECC pour résoudre la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, réduire le drame sécuritaire que vit le pays à une simple crise politique interne relève « d’une naïveté politique » et d’une « méconnaissance du véritable enjeu ».

Pour Clément Kanku, le conflit qui déchire l’Est de la RDC ne trouve pas ses racines dans les divergences internes, mais bien dans une guerre d’agression orchestrée par le Rwanda, à travers l’utilisation de groupes armés opérant sur le territoire congolais. En ce sens, il met en garde contre toute initiative risquant de brouiller la lecture de la situation et d’affaiblir la cohésion nationale.

L’ancien ministre de la Coopération au développement dénonce, par ailleurs, les précédents dialogues nationaux, dont les conclusions auraient favorisé des brassages militaires ayant permis l’infiltration de l’armée congolaise, contribuant ainsi à fragiliser la défense du pays.

« Ces cycles de négociations ont plus affaibli la souveraineté qu’ils ne l’ont consolidée », regrette-t-il.

S’il comprend la volonté de certaines voix religieuses et politiques d’appeler à la concertation, Clément Kanku estime, toutefois, que le moment n’est pas propice à un tel exercice, qu’il juge porteur de risques politiques et stratégiques. À ceux qui cherchent à se repositionner à travers un dialogue, il recommande la patience et la responsabilité, plaidant tout de même pour que les débats majeurs soient reportés après les élections prévues en 2028.

Pour lui, la seule voie crédible vers la stabilité durable passe par un dialogue sincère entre l’État et son peuple, fondé sur la justice, la bonne gouvernance et la restauration de la confiance nationale. Avant de négocier entre acteurs politiques, souligne-t-il, il faut d’abord réconcilier la nation avec elle-même et défendre sans ambiguïté son intégrité territoriale.

Par cette sortie, Clément Kanku replace le débat national sur son véritable terrain : celui de la souveraineté et de la dignité de la RDC face à une agression étrangère qui ne saurait être maquillée en différend interne.

AKAMUS

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