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Éducation

RDC : Me Marc Ekila menace de frapper les centres de formation professionnelle non viables

Le ministre de la Formation Professionnelle, Me Marc Ekila Likombo, veut insuffler un vent nouveau dans le secteur de la formation professionnelle, qui a vu ces dernières années la prolifération de centres professionnels ne répondant majoritairement pas aux critères d’exigence souhaités.

Face à ce constat amer, Me Marc Ekila Likombo durcit le ton contre les promoteurs de ces centres qui ne remplissent pas les conditions de viabilité. Un avertissement leur a été donné. C’était le samedi 3 août devant les coordonnateurs provinciaux et chefs des centres de la province éducationnelle Kin-Centre, réunis au centre Saint Joseph dans la commune de Mont Ngafula. Dans ses propos sans ambages, Me Marc Ekila a menacé de retirer les agréments et de fermer tous les centres publics et privés non viables en vue de préserver la qualité de l’enseignement technique. Pour lui, l’ouverture des centres doit répondre aux exigences de qualité.

« Nous avons mis en place une commission d’agréments non seulement pour examiner toutes ces demandes, mais aussi pour rappeler un certain nombre d’arrêtés, et nous allons envoyer des équipes sur le terrain. Ceux qui ne seront pas dans les critères, je vais retirer l’agrément et fermer l’école », a-t-il dit aux coordonnateurs provinciaux et chefs de centres de la province éducationnelle Kin-Centre.

Pour lier la parole à l’acte, Me Marc Ekila va diligenter une mission d’inspection de 15 jours dans les trois zones éducationnelles de Kinshasa sous la coordination du secrétariat général, en vue d’évaluer l’état de viabilité des centres de formation. L’opération va s’étendre sur l’ensemble du territoire national après la phase pilote à Kinshasa.

C’est ce qui ressort d’une importante réunion qu’il a présidée ce lundi 5 août dans son cabinet de travail. Pius Khusa A Bolesa, Secrétaire Général a.i., et Mitendo Mwadi Yinda, Inspecteur Général, chef de corps, ont évoqué l’objet de cette mission et les critères de viabilité à remplir.

« Il y a eu la création de nombreux centres de formation, mais il se trouve que, jusque-là, ces centres qui ont été fermés à l’époque n’ont pas pu atteindre le critère de viabilité », a indiqué Pius Khusa A Bolesa, Secrétaire Général a.i. à la formation professionnelle.

Par ailleurs, l’Inspecteur Général, chef de corps, Mitendo Mwadi Yinda, a souligné : « Une structure qui veut absolument assurer la formation professionnelle doit d’abord disposer d’un lieu, de matériels pédagogiques et andragogiques, et de formateurs qui sont des experts du domaine qu’elle veut enseigner. Et quand tous ces éléments sont réunis, un centre devient viable. »

Jury télévisé de la formation professionnelle

Ces mesures drastiques visent également à intégrer les centres privés viables à participer à l’Examen National de Fin d’Études Professionnelles pour les formations allant de 9 mois à une année. En outre, Me Marc Ekila envisage l’organisation de jurys télévisés de la formation professionnelle en vue de renforcer la compétitivité de l’enseignement technique.

AKAMUS

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