À la veille de la rentrée scolaire prévue ce mardi 06 janvier 2026, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a pris des mesures fortes pour garantir une reprise apaisée des activités scolaires, en dépit des inquiétudes suscitées par les retards de paiement signalés par certains enseignants.
Face à la montée des tensions dans le secteur éducatif, la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, est intervenue pour désamorcer la crise. Elle a instruit le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ainsi que la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, de conduire une séance de travail tripartite réunissant les syndicats des enseignants, les experts sectoriels et les opérateurs de paie.
Cette concertation stratégique a permis de faire toute la lumière sur la situation. Selon les conclusions issues des échanges, l’État a bel et bien décaissé l’intégralité des fonds destinés aux salaires des enseignants pour l’année 2025. Les retards observés ne relèveraient donc pas d’un défaut de paiement du Trésor public, mais plutôt de défaillances opérationnelles dans l’exécution de la paie par certains opérateurs.
Prenant la mesure de l’urgence, le Gouvernement a ordonné aux opérateurs de paie concernés de solder sans délai l’ensemble des arriérés et primes dus aux enseignants, avec un démarrage effectif des paiements annoncé dès la semaine du 05 janvier 2026.
Saluant cette volonté politique et l’engagement du Gouvernement à préserver la stabilité du système éducatif, l’Intersyndicale de l’Éducation nationale a, de son côté, appelé les enseignants à reprendre le chemin de l’école, tout en réaffirmant la nécessité de poursuivre le dialogue social jusqu’au règlement définitif des dysfonctionnements identifiés.
À travers cette démarche proactive, l’Exécutif entend garantir une rentrée scolaire apaisée sur toute l’étendue du territoire national, dans l’intérêt des élèves, des parents et de l’avenir du système éducatif congolais.
Israël Mpoyi

