Au Soudan, la situation humanitaire demeure très volatile, en dépit de l’aide humanitaire y déployée. Le Comité humanitaire de la Croix-Rouge a exprimé sa profonde inquiétude concernant la détérioration des conditions pour les civils d’El Fasher, dans le Darfour-Nord. Malgré l’ouverture récente du poste-frontière d’Adré, qui sépare le Darfour du Tchad, aucune aide humanitaire n’a encore pu atteindre cette région. La situation à El Fasher, déjà précaire, s’aggrave de jour en jour, mettant en péril la vie de milliers de personnes.
Patrick Youssef, directeur Afrique du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a souligné que la réouverture du poste-frontière est une avancée positive, mais insuffisante face à la catastrophe humanitaire en cours. Bien que quelques camions humanitaires aient réussi à passer cette semaine, ils n’ont pas pu atteindre El Fasher, accentuant les préoccupations du CICR.
Selon un communiqué publié jeudi 22 août, les Nations Unies ont indiqué que l’ouverture du poste d’Adré, prévue pour trois mois, a permis un premier passage de camions humanitaires. Cependant, ces efforts restent largement insuffisants pour répondre à la crise dans le Darfour-Nord.
Dans ce contexte, un convoi d’aide du Programme alimentaire mondial (PAM) a franchi la frontière soudanaise via le poste d’Adré pour la première fois en six mois, marquant un début timide d’assistance humanitaire dans une région qui en a désespérément besoin.

