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Justice

Ombres au sein de la justice congolaise : L’empoisonnement du ministre de la Justice Constant Mutamba soulève des interrogations !

Le climat politique en Ré publique Démocratique du Congo s’est assombri avec l’annonce troublante de l’empoisonnement présumé du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba Tungunga. Ce dernier a été testé positif à un poison, suscitant une onde de choc à travers le pays.

Selon une certaine opinion, cet incident met en lumière les tensions croissantes entre le ministère de la Justice et le corps des magistrats, qui semblent de plus en plus en désaccord sur les réformes nécessaires pour assainir le système judiciaire congolais.

Dans un communiqué rendu public le samedi 07 septembre, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a porté à la connaissance du public, qu’à la suite des tests médicaux effectués le même samedi, il a été diagnostiqué positif au poison.

« Des dispositions sont prises pour une prise en charge adéquate », a renchérit le communiqué. Bien avant, dans un communiqué rendu public le mercredi 4 septembre, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, avait porté à la connaissance du public qu’à la suite du communiqué n°31 de son Cabinet du 2 septembre 2024, la police scientifique avait constaté que son bureau, ainsi que l’antichambre, ont fait l’objet d’un empoisonnement. Ce communiqué indiquait que parmi les éléments découverts, il y a notamment une poudre blanche répandue à plusieurs endroits (tables, chaises, clavier des ordinateurs, ventilateur, sous le tapis, ainsi que dans des documents) ; un liquide suspect versé dans le réfrigérateur ; et une intoxication des toilettes par un produit dégageant un gaz piquant.

Des interrogations ! Par ailleurs, les réformes initiées par le ministre Constant Mutamba, visant à renforcer l’intégrité et l’efficacité du système judiciaire, n’ont pas été bien accueillies par certains magistrats. L’opinion publique congolaise commence à voir en eux des acteurs de la résistance face aux changements, souvent perçus comme des tentatives de maintenir un statu quo marqué par des pratiques corrompues. Ces derniers sont souvent associés à un système judiciaire gangrené par la mafia, où l’impartialité et la justice semblent être des concepts lointains.

L’empoisonnement de Constant Mutamba a donc pris une tournure tragique et symbolique, illustrant les luttes de pouvoir au sein du système judiciaire. Les allégations de corruption et d’intrigues politiques ne manquent pas, et l’opinion publique s’interroge sur les véritables motifs derrière cet acte odieux. Les magistrats, déjà pointés du doigt pour leur résistance aux réformes, se retrouvent désormais dans la ligne de mire de l’opinion, qui réclame des comptes et une enquête approfondie. Dans ce climat d’incertitude, la population conjuguée avec la société civile appelle à une enquête approfondie et transparente.

Les citoyens souhaitent également que des mesures soient prises pour garantir la sécurité de tous les acteurs engagés dans la lutte contre la corruption. Bras de fer entre Mutamba et les magistrats juste après la tentative d’évasion, survenue lundi 2 septembre dernier à la prison centrale de Makala, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, avait pris un certain nombre de mesures. Parmi ces mesures, il y a notamment : l’interdiction du transfert par les magistrats des parquets des détenus au CPK, sauf autorisation du ministre de la Justice et ce, jusqu’à nouvel ordre ; l’intensification du processus de désengorgement des prisons de Makala, Ndolo et de l’intérieur du pays ; et l’accélération du projet de délocalisation du CPK par la construction d’une nouvelle prison excentrée de la ville de Kinshasa.

De son côté, le bureau du Conseil supérieur de la Magistrature, réuni le mercredi 4 septembre dans la salle des plénières de la Cour constitutionnelle, s’est opposé à la décision du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, concernant cette interdiction de transfèrement des détenus préventifs à la prison centrale de Makala et à la prison militaire de NDOLO. Cette décision, jugée nécessaire par le ministre pour éviter d’éventuelles évasions massives, a été interprétée par certains magistrats comme une ingérence dans leur domaine d’expertise, exacerbant ainsi les tensions entre les deux entités.

A en croire les magistrats, avec l’augmentation exponentielle de la population et l’accroissement de la criminalité, la solution appropriée pour résorber la surpopulation carcérale à la prison de Makala réside à la fois dans la construction de nouvelles prisons et maisons d’arrêt, et dans l’application stricte de la loi sur la détention ainsi que celle sur le régime pénitentiaire. Pour le Conseil supérieur de la Magistrature, face à la hausse de la criminalité dans la ville, les arrestations et les détentions opérées par les magistrats constituent une réponse légale et adéquate pour sécuriser la population.  » En effet, le suspect est toute personne soupçonnée d’avoir commis une infraction ou violé la loi pénale. Demander au magistrat de ne pas l’arrêter ni le transférer à la prison constitue une violation flagrante de la loi et surtout une autre manière d’installer, au sein de la société congolaise, les règles de la vengeance privée et la loi du plus fort « , pouvait-on lire dans leur communiqué.

Au Conseil des ministres du vendredi 06 septembre qu’elle a présidé, la Première ministre Judith Suminwa a instruit le ministre de la Justice de mettre à profit le cadre de concertation existant entre son ministère et le Conseil supérieur de la magistrature afin de favoriser des échanges inter-institutionnels dans un élan de cohésion sociale.

El.B/La Référence Plus

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