L’opposant politique Jacky Ndala a quitté samedi la prison centrale de Makala après avoir obtenu une liberté provisoire accordée par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kinkole.
Affaibli et s’appuyant sur des béquilles, l’ancien coordonnateur de la jeunesse du parti Ensemble pour la République est apparu visiblement marqué par la maladie.
Dans une réaction officielle, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a salué cette décision qu’il estime « conforme à la loi ».
Il a cependant tenu à clarifier que cette mesure judiciaire diffère totalement d’une libération conditionnelle, laquelle relève uniquement de ses prérogatives ministérielles.
La liberté provisoire permet à un prévenu de suivre la suite de son dossier en dehors de la prison, sous certaines restrictions. Elle n’équivaut donc pas à une libération conditionnelle, qui n’intervient qu’après une condamnation définitive et sur décision expresse du ministère de la Justice.
« Il ne s’agit nullement d’une libération conditionnelle. Cette compétence revient exclusivement au Ministre de la Justice, et elle sera exercée dans le respect strict des textes », a précisé le communiqué du ministère.
Cette issue judiciaire intervient dans un climat politique sensible, où la question des détenus politiques et militants continue d’alimenter les débats. Plusieurs analystes y voient un geste d’apaisement, traduisant la volonté de respecter l’État de droit.
Le ministre de la Justice a par ailleurs indiqué qu’il examinera dans les prochains jours d’autres dossiers afin de déterminer, le cas échéant, les conditions d’éventuelles libérations conditionnelles.
Militant engagé et voix critique du régime, Jacky Ndala avait été arrêté dans un contexte qui avait suscité de vives réactions de la société civile et de l’opinion publique.
Sa sortie de prison, même temporaire, nourrit désormais les espoirs de ses partisans qui attendent son retour sur la scène politique, en dépit de la procédure judiciaire toujours en cours.
AKAMUS

