L’image est forte. Ce mardi après-midi, Constant Mutamba, ministre d’État en charge de la Justice, a quitté le Parquet général près la Cour de cassation dans une ambiance survoltée. Accueilli par une foule enthousiaste à son arrivée comme à son départ, il a regagné son bureau sous les acclamations nourries de ses partisans.
Dès les premières heures de la journée, des dizaines de militants et sympathisants s’étaient mobilisés pour lui témoigner leur soutien. À la sortie de l’audition, l’effervescence populaire s’est intensifiée : certains l’ont littéralement porté en triomphe, interprétant sa comparution comme une épreuve traversée avec dignité.
Aucun détail n’a filtré quant au contenu des échanges entre le ministre et les magistrats. Le Parquet n’a pas communiqué sur la nature des éléments abordés, ni sur les décisions éventuelles à venir. Toutefois, ce passage remarqué devant la justice intervient dans un contexte tendu, alors que le ministre est cité dans une affaire de détournement présumé de fonds publics liés à la construction de la prison centrale de Kisangani.
Sa prochaine audition est prévue le vendredi prochain devant le parquet général près la cour de cassation. Si les faits lui reprochés sont avérés, le jeune ministre populaire du gouvernement Suminwa sera condamné et ce sera la première pour la RD Congo de condamner sa propre ministre de justice.

