Le coût des produits congelés importés connaît une augmentation notable sur les marchés de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le prix d’un carton de cuisses de poulet de 10 kg, en provenance de la Turquie, est passé de 63 000 à 66 000 francs congolais (environ 23,15 USD), soit une hausse de 4,7 % entre le 30 octobre et le 30 novembre 2024.
Rosette Matari, entrepreneure au marché Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula, attribue cette augmentation aux nombreuses taxes imposées et à la dépréciation continue du franc congolais face au dollar américain.
Évolution des prix sur les principaux marchés
Une enquête menée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP) dans les grands marchés tels que Matadi-Kibala, Rond-point Ngaba, Gambela, Liberté, ainsi que dans les chambres froides de Limete, révèle des augmentations similaires sur divers produits :
- Carton de poulet “nu” (10 pièces) : de 73 000 FC à 78 000 FC (27,36 USD).
- Carton de gésiers (10 kg) : de 67 000 FC à 70 000 FC (24,56 USD).
- Carton de noix de joue (10 kg) : de 98 000 FC à 102 000 FC (35,78 USD).
- Carton de foies (10 kg, Thaïlande) : de 58 000 FC à 63 500 FC (22,28 USD).
- Carton de “mungusu” (10 kg) : de 68 500 FC à 70 000 FC (23,85 USD).
- Carton de filet de porc (10 kg, Europe) : de 107 000 FC à 110 000 FC (38,59 USD).
- Carton de cœurs (Europe) : stable à 50 000 FC (17,54 USD).
- Carton de bambine (15 kg) : de 92 000 FC à 103 500 FC (36,31 USD).
- Carton de poissons chinchards “Thomson” (30 kg, Namibie) : de 190 000 FC à 260 000 FC (91,22 USD).
- Carton de jarret (10 kg) : de 78 000 FC à 80 000 FC (28 USD).
- Carton de “sternum” : de 68 000 FC à 70 500 FC (24,73 USD).
Une pression accrue sur les ménages
La hausse généralisée de ces produits, largement consommés dans les ménages kinois, inquiète vendeurs et acheteurs. Les consommateurs, déjà confrontés à un pouvoir d’achat réduit, peinent à faire face à ces ajustements tarifaires.
Les commerçants appellent à une intervention rapide des autorités pour alléger les charges fiscales et stabiliser le marché des devises, afin de contenir cette flambée des prix qui risque de peser encore davantage sur la population.

