La ministre Thérèse Kayikwamba a pris la parole lors de la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Elle a tenu à rappeler à qui s’adresse vraiment cet accord : aux populations meurtries de l’Est du pays.
« Cet accord a été signé pour vous », a déclaré la ministre, en s’adressant aux Congolais de l’Est.
Elle a promis un désengagement des troupes encore présentes sur le sol congolais. Elle a aussi garanti une meilleure protection des civils et le retour des déplacés et réfugiés.
Par ailleurs, Thérèse Kayikwamba a rappelé qu’un mécanisme de suivi rigoureux sera mis en place. Pour elle, ce point est vital pour que les engagements ne restent pas de simples mots. Elle a partagé une rencontre forte avec des organisations de femmes congolaises. Ces femmes lui ont dit : « Nous ne voulons pas d’une paix d’élite. Nous voulons une paix réelle, vécue, partagée, construite avec nous. »
En outre, ce message, a-t-elle reconnu, l’a profondément touchée et guide son engagement. La ministre a souligné que cet accord concrétise la Déclaration de Principes signée deux mois plus tôt. Elle a insisté sur une vérité simple : « La paix est un choix et une responsabilité. » Elle a remercié le président Donald Trump pour son implication directe. Elle a salué le président Tshisekedi pour avoir défendu une paix basée sur la dignité.
Dans le même ordre d’idée, elle a cité le rôle clé joué par l’Angola, le Qatar et l’Union Africaine. Pour Thérèse Kayikwamba, ces soutiens ont permis de poser les bases solides de ce processus. Elle n’a pas éludé les blessures encore vives dans la région des Grands Lacs. Mais elle a rappelé que cet accord ouvre un chemin pour tourner la page. Elle a lancé un message clair : « Ces mots doivent devenir des actes. La justice, la redevabilité et la volonté politique feront la différence. »
Pour elle, cet accord est un début, pas une fin. Rien n’est gagné d’avance sans la volonté de le faire vivre sur le terrain. « Si c’était facile, cela aurait été fait depuis longtemps », lui a confié un négociateur américain.
Elle promet que la RDC se battra pour que chaque engagement devienne réalité. « Nous avons choisi la paix. À nous de la défendre et de prouver qu’au milieu des cicatrices, la dignité et la coopération peuvent gagner », a conclu la ministre.

