Dans son homélie pendant la vigile pascale prononcée à Kinshasa, le Samedi 30 Mars en la cathédrale notre Dame du Congo, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo a déploré que la formation du gouvernement ait mis beaucoup de temps dans un contexte politico-sécuritaire et économico-environnemental décriant.
« Ça fait 3 mois, notre pays est paralysé pour la simple raison que toute la classe politique s’est invitée autour du grand gâteau qu’on est en train de se disputer. Pendant que le pays est en guerre. Pendant que l’ennemi avance. Tout ce qui nous intéresse c’est la part du gâteau. Comment nous pouvons tout faire pour nous retrouver au parlement, nous retrouver au gouvernement », a-t-il dit.
Il a, en outre, convier les congolais à l’unité, les élites à faire preuve d’intelligence vaincre l’ennemi.
« Le Congo est comparable à un éléphant qu’on a posé sur des pieds d’argiles. Il est donc un éléphant fragile. Même les petits enfants aujourd’hui peuvent jouer avec le Congo.et ils sont-là en train de piller et nous tenons des discours quoi que nous étions forts mais en réalités nous n’avons pas d’armée. Le Congo n’a pas d’armée. Et c’est très grave comme une nation comme la nôtre. Nous constatons que ceux qui viennent de l’extérieur peuvent jouer avec la nation congolaise, parce que la cause principale de notre malheur, c’est d’abord nous, les congolais. Ce n’est pas d’abord ceux qui viennent de l’extérieur, ou le méchant rwandais ».
Et d’ajouter : « Notre irresponsabilité a fait que nous posons aujourd’hui des gestes qui ne permettent pas l’éclosion de la paix dans notre pays. Comment voulez-vous un pays qui est occupé, une partie est occupée, comment voulez-vous un pays qui est attaqué de l’extérieur mais nous, au niveau de Kinshasa, au niveau des sièges des institutions, nous continuons à poser des gestes qui vont dans le sens de la consolidation de l’unité nationale, de la cohésion nationale ».
Nommé informateur le 7 février dernier, Augustin Kabuya a déposé les conclusions de sa mission auprès du Président Tshisekedi vendredi 29 mars, annonce la présidence de la République. « Il appartient au Chef de l’État d’user de son pouvoir discrétionnaire pour la suite des événements », a-t-il déclaré. Sa mission avait pris officiellement fin il y a deux jours, mais son rapport final était encore en cours de toilettage.

