Le ministère de la Santé publique a suspendu immédiatement le service des urgences de l’hôpital HJ à Kinshasa.
Cette décision est tombée après le décès tragique de Madame Divine Kumasamba, victime d’une négligence médicale flagrante.
Au nom du ministre Roger Samuel, le Secrétaire général Sylvain Yuma Ramazani a notifié officiellement l’hôpital.
Cette annonce, faite le mercredi 9 septembre 2025, sanctionne un scandale qui a choqué l’opinion nationale.
En effet, la patiente n’a pas été prise en charge à temps.
La raison : une caution exorbitante exigée par les médecins de garde avant tout soin.
Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 septembre 2025.
Divine Kumasamba, souffrant de vives douleurs à l’estomac, avait subi une crise violente.
D’abord conduite à l’hôpital Diamant, elle n’y a reçu aucun soin médical.
Ensuite, transférée à HJ Hospital, les médecins ont exigé une caution de 5 000 dollars américains.
La famille, désespérée, a proposé un paiement initial de 500 dollars.
Cependant, les urgentistes ont refusé catégoriquement, jugeant la somme insuffisante.
Ainsi, la malade est restée sans assistance médicale jusqu’à son décès.
Dans une lettre officielle, le Secrétaire général a dénoncé une attitude contraire au partenariat avec l’État.
Selon lui, cette pratique viole clairement les principes de la couverture santé universelle en RDC.
Dès lors, ce drame relance le débat sur l’accès équitable aux soins dans le pays.
À Kinshasa comme dans les provinces, de nombreux cas similaires sont régulièrement rapportés.
La population réclame désormais des réformes urgentes pour mettre fin aux refus de soins.
Israël Mpoyi

