La prévalence du VIH/Sida dans la province du Bas-Uele est estimée à 1,7%, un taux en légère diminution mais qui demeure supérieur à 1%. Ce niveau classe toujours le Bas-Uele parmi les dix provinces les plus touchées de la RDC. L’information a été rendue publique ce lundi 1er décembre par le bureau provincial du Programme national multisectoriel de lutte contre le VIH/Sida (PNMLS), à l’occasion de la Journée mondiale dédiée à cette lutte.
Anciennement rattaché à la Province Orientale avant le découpage territorial de 2015, le Bas-Uele doit aujourd’hui faire face à plusieurs facteurs qui favorisent la progression du VIH. Selon Fabrice Denangowe Doagbili, secrétaire exécutif provincial du PNMLS, plus de 150 sites miniers d’or et de diamants, la montée de la prostitution, ainsi que la proximité avec des zones fortement touchées — Haut-Uele (7,1%), République centrafricaine (3,8%), Soudan du Sud (2,6%) — constituent des éléments majeurs qui entretiennent la chaîne de transmission.
Pour réduire l’impact de la pandémie, le PNMLS recommande au gouvernement central plusieurs actions urgentes : orienter davantage les partenaires vers la sensibilisation, le dépistage et la prise en charge, particulièrement chez les adolescents et les jeunes filles enceintes vivant avec le VIH. Il plaide aussi pour l’installation de laboratoires spécialisés pour les PVVIH, ainsi que la réorganisation de l’Union congolaise des personnes vivant avec le VIH/Sida.
Le programme appelle également à un appui nutritionnel via la Division des Affaires sociales et Actions humanitaires, et insiste sur la nécessité d’un accès équitable aux services de prévention, de dépistage, de traitement et de soutien. L’objectif demeure celui fixé au niveau mondial : éliminer le sida comme menace de santé publique d’ici 2030.
La Rédaction

