Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, s’est exprimé mercredi lors du briefing presse animé par le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya. Il a apporté des précisions sur la situation de l’acteur politique et ancien journaliste Jacky Ndala, actuellement détenu à la prison centrale de Makala.
« Je ne voudrais pas entrer dans les détails médicaux sans rapport officiel, car cela relève de la confidentialité. Tout ce que je peux confirmer, c’est que M. Ndala a été pris en charge », a indiqué le ministre de la Justice, confirmant ainsi que le détenu bénéficie d’un suivi médical.
Sur le plan judiciaire, Guillaume Ngefa a rappelé que Jacky Ndala, condamné à environ 33 mois de prison, a sollicité une libération conditionnelle. Mais cette demande ne peut aboutir qu’à certaines conditions : « Pour bénéficier de cette mesure, il faut remplir certains critères, notamment avoir purgé au moins les deux tiers de la peine. Dans son cas, cela n’était pas encore acquis », a-t-il précisé.
Le ministre a également dénoncé des pratiques de corruption entourant le processus de libération conditionnelle.
« On a constaté que certaines familles paient pour insérer des noms de détenus qui ne remplissent pas les critères. J’ai demandé que ces irrégularités soient corrigées afin que la loi soit respectée et que tous les compatriotes soient traités de façon équitable », a-t-il déclaré.
Contexte et préoccupations médicales
L’intervention du ministre intervient dans un climat marqué par de nombreuses rumeurs sur l’état de santé de Jacky Ndala, certains allant jusqu’à annoncer son décès.
Contrairement à ces informations, l’ancien présentateur et activiste est bel et bien vivant. Le 9 septembre dernier, il avait été transféré en urgence à l’hôpital général de référence de Makala pour recevoir des soins, en raison de complications liées à des problèmes rénaux.
Selon son avocat, Me Éric Biselo, l’état de santé de son client reste préoccupant. Il plaide pour un transfert à l’étranger afin qu’il bénéficie d’une prise en charge médicale adéquate, dénonçant un dossier « plus politique que judiciaire ».
L’avocat rappelle par ailleurs que son client
aurait bénéficié d’une grâce présidentielle en décembre 2024, mais demeure toujours incarcéré.
Malgré les appels de ses proches et de ses avocats, le ministre de la Justice reste ferme :
« Si demain il remplit les critères requis, je n’hésiterai pas à ce que la libération conditionnelle lui soit accordée. »
Pour l’heure, Jacky Ndala est retourné à Makala, suivi de près par les médecins de l’établissement pénitentiaire. Le gouvernement assure recevoir régulièrement des rapports sur son état.
AKAMUS

