Le pasteur Marcelo Tunasi a annoncé qu’il est convoqué au tribunal dans les prochains jours dans le cadre d’un contentieux lié à la gestion des biens de sa défunte épouse, Blanche Tunasi Kandolo. Une déclaration faite publiquement lors du réveillon de fin d’année à l’église La Compassion, où il a exprimé son incompréhension face à une procédure qui, selon lui, remet en cause son droit de gérer les biens pour lesquels il a travaillé.
« Pendant que nous crions bonne année, moi j’irai au tribunal », a-t-il confié, évoquant des pressions visant à confier la gestion de ses biens à des tiers. Cette sortie a rapidement enflammé les réseaux sociaux, donnant lieu à de nombreuses interprétations, souvent éloignées des réalités juridiques.
Des hommes de droit appellent à la retenue, rappelant que le droit des successions ne se débat pas à la légère sur la place publique.
Selon cette analyse, le pasteur Marcelo Tunasi, marié sous le régime de la communauté universelle, est copropriétaire de plein droit des biens du couple.
À la dissolution du régime matrimonial, il lui revient légalement 50 % de la masse des biens, la succession ne s’ouvrant que sur la quote-part de la défunte.
Toujours selon le droit congolais, les enfants, héritiers de première catégorie, bénéficient prioritairement de la réserve successorale, tandis que le conjoint survivant demeure héritier privilégié. Les parents collatéraux, eux, ne disposent d’aucune priorité légale.

