À l’Université de Lubumbashi (UNILU), le savoir se transmet entre des murs fissurés, sous des toits qui fuient, dans des salles de cours où l’insécurité est devenue la norme.
Selon un rapport publié ce mardi 7 octobre par Netic-new.net, l’UNILU, jadis miroir de l’excellence en République Démocratique du Congo, est aujourd’hui dans un état de détérioration avancée de ses infrastructures. Cette situation alarmante met en péril la sécurité et le bien-être des étudiants de cet alma mater public.
Des conditions d’études indignes
Parmi les urgences les plus criantes, on note la ruine des installations sanitaires, les murs des auditoires fissurés, l’existence de toilettes payantes et une absence d’entretien régulier des bâtiments.
Ces conditions indignes compliquent la vie quotidienne des étudiants et compromettent leur santé. Cette situation témoigne d’un manque flagrant de volonté politique et d’investissement, menaçant gravement la qualité de l’enseignement supérieur à Lubumbashi. Un constat accablant qui suscite de vives réactions sur la gestion des ressources internes de cette université publique.
Appels à une réhabilitation urgente
Il convient de souligner que quelques projets de grande envergure ont été annoncés pour moderniser le campus et permettre aux étudiants de mieux étudier. C’est notamment le cas de la construction de nouvelles salles de cours à l’École Supérieure des Ingénieurs.
Malgré cette volonté naissante des autorités académiques, les étudiants de l’UNILU demeurent dans des conditions inacceptables. Face à cette situation désastreuse, les étudiants et la société civile appellent les gouvernants à intervenir pour garantir une gestion orthodoxe des fonds universitaires et lancer un vaste programme de réhabilitation de toutes les universités publiques.
Les « Kasapards » et « Kasapardes » (étudiants de l’UNILU) n’ont pas dissimulé leur souhait de voir l’UNILU, la « meilleure » tant chantée dans leur hymne, retrouver un jour son image florissante et prospère.
Guelord Lubonzu

