À l’ISTM Lodja, les scandales se succèdent, au point de mettre en lumière une gestion institutionnelle minée par la corruption et les alliances politiques douteuses.
Dans une tribune percutante parvenue à Réveil Congo, Cicéron Owamba, président des Jeunes Consciencieux, dénonce des pratiques honteuses qui déshonorent l’enseignement supérieur. Entre détournements présumés, enrichissement suspect, favoritisme et conflits d’intérêts liés aux quotas politiques, l’institution censée former l’élite sanitaire du pays devient un terrain de manœuvres personnelles et de trahisons.
Pour M. Owamba, il est urgent d’imposer la transparence, de sanctionner les auteurs et de restaurer la dépolitisation de la gestion académique afin de protéger l’avenir des étudiants et la crédibilité de l’ISTM Lodja.
Ci-dessous, découvrez sa tribune sur le magazine d’éveil :
ISTM Lodja : Quand la gestion sombre dans la corruption et la trahison politique
À l’ISTM Lodja, l’insolite n’est plus un secret pour personne. Le comité de gestion aurait envoyé une importante somme d’argent à Kinshasa dans le seul but de se maintenir en place. Grave encore, le présumé destinataire de cette tentative de corruption a lui-même rendu l’affaire publique, la qualifiant sans détour d’acte de corruption caractérisé. Voilà une institution censée former l’élite sanitaire du pays plongée dans des pratiques honteuses qui déshonorent l’enseignement supérieur.
Selon les informations en notre possession,
ce comité de gestion est issu d’un partage des postes selon le quota, réparti comme suit :
Le Directeur Général (DG) et le Secrétaire Général Académique, tous deux issus du quota UDPS ;
- Le Secrétaire Général Administratif et le Secrétaire Général Chargé de la Recherche, relevant du quota AVRP
- Le Secrétaire général administratif est soupçonné d’avoir un comportement conflictuel. Il aurait intégré le Comité de gestion grâce à l’implication de son oncle, professeur et membre de l’AVRP.;
- Le Secrétaire général à la Recherche est le Président fédéral de l’AVRP. Un juriste qui travaille à l’ISTM, il est toutefois impliqué dans des pratiques d’abus et d’intimidation.
Administrateur du Budget– ADP
Avec le temps, ce cocktail explosif n’a produit qu’un résultat : un climat de travail délétère, marqué par des tensions permanentes, des conflits ouverts et une collaboration quasiment inexistante.
Trahisons, règlements de comptes et guerres d’ego
Le DG et le Secrétaire Général Académique, pourtant tous deux bénéficiaires du quota de l’UDPS, ont tourné le dos au parti présidentiel. Pire encore, ils se livrent aujourd’hui à des accusations mutuelles, se regardant en chiens de faïence, incapables d’offrir une direction stable à l’institution.
Le DG, en poste à l’ISTM Lodja depuis 2003, se croit installé à vie.
De Secrétaire Général Académique, il est devenu DG presque sous couvert de l’UDPS, mais l’ingratitude semble être une affaire de famille : son propre frère, jadis nommé CD/DPS Sankuru sous l’ancienne configuration du Kasaï-Oriental, grâce au ministre provincial de la Santé Dieu Donné Mwanza, avait lui aussi fini par trahir ceux qui l’avaient porté.
Aujourd’hui, nommé DG sous le quota UDPS/Tshisekedi, il a une fois de plus tourné le dos au parti, scellant une alliance opportuniste avec la CCU. Mais comme le dit l’adage, la trahison finit toujours par rattraper les traîtres.
Soupçons graves de détournements et enrichissement suspect
Il se murmure avec insistance que certains étudiants seraient contraints de payer leurs frais académiques directement entre les mains de certaines autorités, en dehors de tout circuit officiel. Une pratique illégale, immorale et dangereuse, qui appelle une enquête immédiate.
Du côté académique, le constat est tout aussi alarmant. Le Secrétaire Général Académique aurait lui aussi abandonné l’UDPS, se rapprochant ouvertement de l’UNC, notamment durant la période électorale. Une trahison politique connue de tous, y compris de l’élu UDPS/Tshisekedi de Lodja.
La communauté universitaire lui reproche également une arrogance insupportable, un comportement hautain , inhumain et autoritaire.
Les Accusations d’enrichissement fulgurant s’accumulent : acquisition de parcelles et construction de maisons à Kinshasa à Ndjili Brasserie, à Mbuji-Mayi et à Lodja, sans que l’origine de ces fonds ne soit clairement expliquée.
Bien qu’étant Coordonnateur à l’EPST, il continuerait à instrumentaliser son pouvoir pour régler des comptes personnels, transformant l’ISTM Lodja en champ de bataille politique.
Son poste comme Coordonnateur de l’EPST, il laisse à désirer qu’il chercherait à s’accaparer de l’héritage familial. Cette situation a engendré des mésententes, y compris au sein de sa propre famille.
Trop, c’est trop !
L’ISTM Lodja n’est pas une propriété privée, encore moins un terrain de jeux pour politiciens ingrats et gestionnaires corrompus.
La communauté estudiantine, le personnel académique et administratif, ainsi que la population du Sankuru exigent :
- la transparence totale dans la gestion financière ;
- des audits indépendants ;
- des sanctions exemplaires contre tous les auteurs et complices de corruption ;
- et la dépolitisation réelle de la gestion des institutions académiques.
L’éducation n’est pas à vendre. L’ISTM Lodja mérite mieux.
Le silence est une complicité. L’heure est à la mobilisation et à la vérité.
Cicéron OWAMBA,
Président des jeunes consciencieux

