Le président interfédéral du regroupement politique RASCO FATSHI pour l’espace Grand Kasaï et coordonnateur national de la dynamique qui porte son nom, Philippe Mukanya, s’est exprimé au lendemain de la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
Le document a été paraphé jeudi 4 décembre à Washington, sous la médiation du président américain Donald Trump, en présence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Paul Kagame.
Interrogé par Réveil-Congo.net ce vendredi 5 décembre, Philippe Mukanya a salué « une avancée diplomatique majeure », fruit selon lui d’un long cycle d’efforts entrepris par le Chef de l’État dans le but de restaurer la stabilité dans l’est du pays.
Pour ce cadre du regroupement politique placé sous l’autorité morale de Jeannette Carlotta, les critiques émises par une partie de l’opposition, accusant le gouvernement d’avoir « cédé » face au Rwanda, reposent sur une lecture erronée du document.
« Le Chef de l’État est le garant de la Nation. Il n’a pas signé cet accord pour vendre le pays mais pour obtenir une paix durable en RDC. Si Félix Tshisekedi avait réellement bradé la souveraineté nationale, tout le pays se serait déjà levé pour le contester », a-t-il déclaré au micro de Réveil-Congo.net.
Philippe Mukanya insiste sur le fait que Kinshasa a déjà prouvé sa bonne foi, sa constance et la fermeté de ses engagements dans la recherche d’une solution définitive aux violences qui minent l’Est depuis plusieurs décennies. Il dit espérer que toutes les parties impliquées saisiront cette « opportunité historique » afin de mettre en œuvre les engagements pris à Washington.
Pour lui, cet accord marque une étape décisive vers la fin des hostilités et ouvre la voie à un nouveau chapitre diplomatique dans la région.
Donald Bakumbane

