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Politique

RDC : l’apôtre Dieudonné Alanga appelle Aimé Boji à lever la suspension des activités ecclésiastiques au Palais du Peuple

Une vive controverse entoure la décision du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, interdisant toute manifestation et tout rassemblement non parlementaires dans l’enceinte du Palais du Peuple. Entrée en vigueur le 1er janvier 2026, cette mesure continue de susciter des réactions, notamment au sein des milieux religieux. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de l’apôtre Ephraïm Dieudonné Alanga, émissaire de Christ et président des Énergies positives pour le dialogue et la paix, se distingue par une lettre ouverte adressée au président de la Chambre basse.

Dans ce courrier largement relayé, l’apôtre Alanga dit s’étonner d’une décision qu’aucune autorité, de l’ère Mobutu à ce jour, n’aurait prise auparavant. Il rappelle que le Palais du Peuple, construit avec les fonds publics, n’était pas destiné exclusivement aux activités politiques, mais également aux activités culturelles et citoyennes. Contestant toute prétention de propriété exclusive des élus sur ce lieu, il appelle Aimé Boji, avec respect mais fermeté, à annuler ou à suspendre cette décision, estimant que les églises ont besoin de cet espace pour leurs activités évangéliques.

Cette prise de position intervient alors que le débat sur la vocation réelle du Palais du Peuple n’est pas nouveau. Lors de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2024, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, avait lui-même reconnu le caractère provisoire de l’occupation du Palais du Peuple par le Parlement depuis plus de 30 ans. Il avait plaidé pour la construction d’un siège permanent et moderne pour les deux chambres, estimant qu’il n’était « pas normal » que le Parlement congolais ne dispose pas de son propre bâtiment.

De leur côté, les autorités de l’Assemblée nationale justifient la décision d’Aimé Boji par la nécessité de préserver le caractère neutre, républicain et inviolable du Palais du Peuple. Dans un communiqué officiel signé par le secrétaire général, il est précisé que cette mesure découle d’une instruction formelle datée du 29 décembre 2025. Le contexte sécuritaire pèse lourd dans cette décision, après les violents événements survenus en août 2024 causés majoritairement par les partisans de l’UDPS, lorsque des affrontements liés à des rivalités politiques avaient éclaté au sein et aux abords du Parlement.

AKAMUS

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