Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est revenu ce mardi 16 décembre 2025 sur certaines déclarations récentes ayant suscité de nombreuses réactions dans l’opinion.
Lors d’un échange avec des jeunes, le chef de l’État avait évoqué la précarité dans laquelle vivaient les militaires congolais à son arrivée au pouvoir, des propos qui ont été diversement interprétés dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible.
S’exprimant à l’occasion de l’ouverture de la première édition des conférences annuelles des services publics de la République démocratique du Congo, organisées à Kinshasa, le Président a tenu à dissiper toute équivoque. Il a insisté sur le fait que ses paroles n’avaient jamais eu pour objectif de dénigrer les Forces armées de la RDC ni les services de sécurité, mais plutôt de dénoncer une situation qu’il juge indigne pour des citoyens appelés à défendre la Nation.
» Les militaires et policiers congolais «ne doivent plus être ceux qui attendent le plus longtemps devant un guichet ou dans un hôpital », a-t-il promis.
Selon Félix Tshisekedi, son intervention visait à interpeller l’État sur sa responsabilité historique dans la dégradation des conditions sociales de plusieurs catégories de la population, y compris les militaires, les policiers et les agents publics. Il a expliqué que l’usage de termes forts relevait d’une volonté de provoquer un sursaut de conscience au sein des institutions, afin d’accélérer les réformes attendues.
Le chef de l’État a rappelé que l’amélioration du traitement des agents de l’État figure parmi les priorités de son mandat. Il a souligné que la dignité des forces de défense et de sécurité ne devait pas être un slogan, mais une réalité concrète, traduite par de meilleures conditions salariales, un accès facilité aux soins de santé et des logements décents.
Cette mise au point intervient alors que des extraits de ses propos ont largement circulé sur les réseaux sociaux, parfois hors contexte, provoquant des critiques dans une partie de l’opinion publique. La sensibilité de la question est renforcée par la situation sécuritaire à l’Est du pays, où les forces congolaises sont engagées sur plusieurs fronts.
Félix Tshisekedi a enfin réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes en cours visant à moderniser l’armée et à renforcer ses capacités. Pour lui, il est impossible d’assurer efficacement la défense du territoire national sans garantir des conditions de vie acceptables à ceux qui portent l’uniforme.
Réveil Congo

