Lors d’une rencontre avec la communauté congolaise vivant à Budapest, en Hongrie, le mardi 1er octobre, le Président de la République démocratique du Congo a exprimé clairement sa position face aux appels à un dialogue national lancés par certains acteurs politiques, notamment l’opposant Martin Fayulu. Selon lui, il n’y a aucune crise politique qui justifierait l’organisation d’un tel dialogue.
Le Chef de l’État a rappelé que le pays traverse une période de stabilité politique, et qu’un nouveau dialogue ne ferait que « mettre le pays entre parenthèses » sans répondre à une nécessité urgente. « Pour moi, le pays n’est pas en crise politique, donc je ne vois ni la nécessité ni l’urgence d’un tel dialogue », a-t-il déclaré fermement. Il a souligné que ces appels relèvent davantage d’initiatives personnelles, mais ne reflètent ni sa position ni celle de sa famille politique.
Néanmoins, le Président a réaffirmé sa disposition à échanger avec ses compatriotes dans le respect des lois de la République. « Tout Congolais a le droit au débat, même avec le chef de l’État, mais cela doit se faire dans le respect de nos lois et sans intimidation », a-t-il précisé, laissant la porte ouverte à des discussions apaisées avec ceux qui le souhaitent.
Cette sortie intervient dans un contexte où l’opposition, menée par Martin Fayulu, continue de plaider pour un dialogue national, estimant que la situation politique actuelle nécessite un cadre formel de concertation. Toutefois, le Chef de l’État se montre catégorique : un tel dialogue n’est ni opportun ni en préparation, et la priorité reste le respect des institutions et de l’ordre républicain.
Ainsi, le débat sur la tenue d’un éventuel dialogue national semble clos du côté de la présidence, qui met en avant la stabilité du pays comme argument central.
RC

