La Coordination urbano-territoriale de la Société Civile, Bureau des Inspecteurs des Droits de l’Homme (SC-BIDH RDC) dans le territoire de Mwenga et la ville de Kamituga, au Sud-Kivu, dénonce la recrudescence de cas de justice populaire consécutifs à des accusations de sorcellerie visant certaines personnes au sein des communautés locales.
Dans une déclaration rendue publique, Wisoba Wakilongo Fiston, coordonnateur urbano-territorial de la SC-BIDH RDC à Mwenga et Kamituga, affirme que plusieurs habitants du territoire et de la ville ont été victimes de violences, d’intimidations et d’accusations sans preuves, parfois liées à des rumeurs de disparition mystérieuse des sexes.
Selon la coordination, ces actes constituent de graves atteintes aux droits humains et exposent des personnes innocentes à des représailles collectives. Elle rappelle que la sorcellerie n’est pas reconnue par la législation congolaise et que toute accusation non fondée peut être sanctionnée par la loi.
La structure évoque notamment les dispositions de l’article 78 du Code pénal ainsi que l’article 160 de la loi n°09/001 portant protection de l’enfant, qui condamnent les accusations infondées et les traitements dégradants à l’égard des personnes vulnérables.
Face à cette situation, la SC-BIDH RDC appelle les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires à prendre des mesures urgentes afin de protéger les victimes et de prévenir tout acte de justice populaire dans la province du Sud-Kivu.
Elle exhorte également la population à faire preuve de responsabilité et à éviter de se faire justice elle-même, tout en privilégiant les voies légales pour le règlement des différends.
Elle encourage par ailleurs les victimes de violences ou d’accusations abusives à saisir les instances judiciaires compétentes afin d’obtenir justice.
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Isaka Kijana

