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Élections à la LINAFF : la candidature d’Arlette Butela fragilisée par une controverse statutaire

À l’approche des élections de la LINAFF, une vive polémique secoue les cercles du football féminin congolais. En cause : la validité de la candidature d’Arlette Butela, actuellement sous le feu des critiques pour un présumé non-respect des statuts de la FECOFA.

Au cœur du débat, l’interprétation — et surtout l’application — de l’article 37.4 des textes réglementaires de la fédération. Celui-ci impose des critères d’éligibilité rigoureux, notamment une implication avérée dans la gestion ou le développement du football (en tant que dirigeant, entraîneur, officiel ou mécène) durant au moins trois ans sur une période récente de référence.
Or, selon plusieurs observateurs et acteurs du milieu, le profil d’Arlette Butela présenterait des insuffisances notables au regard de ces exigences.

La journaliste de Télé 50 n’a intégré les instances dirigeantes du FCF Amani que le 5 juillet 2025, soit plusieurs mois après la publication officielle de la liste des candidatures intervenue le 30 mars 2025.

Une chronologie qui alimente les soupçons d’irrégularité. Plus préoccupant encore pour ses détracteurs : cette nomination tardive ne suffirait pas à combler le déficit d’expérience exigé par les statuts.

À ce jour, Arlette Butela ne disposerait toujours pas du minimum requis en matière d’engagement structurel dans le football congolais, fragilisant ainsi la recevabilité de son dossier.

La controverse prend une tournure plus sensible avec les accusations de favoritisme visant Michy Enyeka, président de la Commission électorale. Certains acteurs dénoncent une possible complaisance, voire une tentative de passage en force, susceptible d’entacher la crédibilité du processus électoral.

Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière les défis persistants liés à la gouvernance du football en RDC : respect des textes, transparence institutionnelle et équité dans les compétitions électorales.

Pour de nombreux observateurs, l’issue de ce dossier pourrait faire jurisprudence et influencer durablement la perception de la légitimité des organes dirigeants.

Dans un contexte où le football féminin congolais cherche à se structurer et à gagner en crédibilité, la rigueur statutaire apparaît plus que jamais comme un impératif non négociable.

Reste désormais à savoir si les instances compétentes trancheront en faveur du droit ou céderont aux pressions d’un environnement sportif souvent traversé par des intérêts divergents.

Ephraim kezza

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