Une jeune femme âgée de 32 ans a été retrouvée morte dans la matinée de ce lundi 13 juillet 2026 à Bishilu, dans le quartier Kalingi, en ville de Kamituga, au Sud-Kivu.
La victime, identifiée comme Nathalie Kibasomba, célibataire et habitante du quartier Lugundu/Kalingi, aurait été découverte vers les premières heures de la matinée par des habitants du milieu.
Selon des sources locales contactées par Réveil-Congo.net, la jeune femme revenait d’une soirée karaoké organisée dans la ville lorsqu’elle aurait été interceptée par un groupe d’hommes sur son chemin de retour.
Les mêmes sources rapportent qu’elle aurait été victime d’une agression sexuelle présumée avant d’être abandonnée sur place. Des femmes ayant découvert son corps sans vie affirment avoir constaté des signes laissant présumer des violences. Les circonstances exactes de ce décès devront toutefois être établies par une enquête des autorités compétentes.
Réagissant à ce drame, l’Association des femmes journalistes engagées pour la paix (AFJEP), par la voix de sa coordonnatrice Immaculée Chakupewa, tire la sonnette d’alarme et condamne ce nouveau cas présumé de violence à l’égard d’une femme.
Elle appelle les autorités compétentes à garantir davantage la sécurité des femmes et des filles dans la ville de Kamituga, à diligenter une enquête sérieuse afin d’identifier les présumés auteurs et à les traduire devant la justice conformément aux lois en vigueur.
De son côté, la société civile locale de Kamituga condamne également ce drame et appelle les autorités à renforcer les mesures de sécurité dans les différents quartiers de la ville, particulièrement pour les femmes qui restent exposées aux violences et aux agressions.
Les acteurs de la société civile demandent que toute la lumière soit faite sur cette affaire afin que les responsables présumés répondent de leurs actes devant la justice.
Pour l’AFJEP et les organisations citoyennes, la lutte contre les violences basées sur le genre nécessite une implication permanente des autorités, des services de sécurité et de toute la communauté.
Isaka Kijana

